Les particularités du marché de l’amiante sont de toute façon peu compatibles avec la gestion paritaire

Le monde du travail est organisé par branches. Dans le cas de l’amiante et de la multiplicité des produits et des utilisateurs, il aurait été préférable d’avoir une vision par filière. Ainsi, les ouvriers de la manufacture des produits ont payé un moindre tribut que ceux du bâtiment pour qui il n’y a pas eu de mesures de protection.

Enfin un produit dangereux peut toujours se retrouver dans l’environnement général. L’exemple des habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé (de 800 fois supérieur au taux de base) de de développer un mésothéliome. Un autre exemple du même type au sujet d’une usine de concassage de produits amiantés, en zone urbaine dense, sera présenté dans la troisième partie du DU.

Expliquez en quoi le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire. Donnez des exemples.

158 Messages de forum

  • Un organisme paritaire est un organisme géré à la fois par les employeurs et les employés. Une telle institution est fortement tiraillée entre sa mission légale et un souci du consensus. Le paritarisme conduit, dans ce cas, à une inertie totale et à un blocage, étant donné que les intérêts divergent fortement (employés et employeurs). Ceci est du aussi à la particularité de l’amiante : l’enjeu est fortement financier/économique. Le marché de l’amiante a été un marché fort juteux (intéressant) pour un certain lobby qui n’avait aucun intérêt à ce que cette activité soit arrêtée.

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  • La montée en puissance du drame de l’amiante n’a pas seulement permis de contrebalancer
    ce relatif effacement des questions de santé au travail. Elle a aussi marqué l’avènement du règne du judiciaire, là où dominait jusqu’ici une approche politico administrative : la lutte pour la reconnaissance des maladies professionnelles, l’un des enjeux-clés de l’histoire de la médecine du travail, se jouait plutôt jusqu’ici dans des forums circonscrits rassemblant représentants de l’État, partenaires sociaux et experts, médecins ou épidémiologistes. Par contraste, la multiplication des procès place au premier plan non seulement les individus isolés qui présentent leur cas devant les tribunaux, ou les syndicats entendus comme défenseurs naturels du droit du travail, mais surtout les associations de victimes. La cause de l’amiante s’extirpe du domaine exclusif du travail pour devenir une croisade de santé publique, aidée en cela par ses retombées dans la sphère privée (obligation légale de recherche d’amiante préalable à toute transaction immobilière par exemple).
    Les résonances et similarités avec l’histoire du Sida une décennie plus tôt ne peuvent qu’aider à cette promotion, en faisant de la lutte pour la reconnaissance de l’amiante un emblème de la lutte de la société civile et de ses représentants, les associations, considérées comme étant à la pointe du combat contre l’utilitarisme des entreprises et contre l’indifférence ou la complicité de l’État.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire simplement par ce que c’est l’Etat lui-même qui sur le dossier et il n’y a pas la transparence et l’indépendance de la justice c’est le cas par exemple comme de la vache folle. Pourquoi n’a-t-on pas interdit les farines animales anglaises alors qu’elles Fêtaient déjà en Angleterre ? Pourquoi les a-t-on achetées à moitié prix pendant un an ? Pourquoi n’a-t-on pas interdit les abats alors qu’on savait que c’était les éléments les plus nocifs pour être contaminés par le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ? tout cela explique les difficultés pour un organisme paritaire d’assurer une bonne gestion. étant donner que l’organisme paritaire n’est donc pas indépendant vis à vis de l’État.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire simplement par ce que c’est l’Etat lui-même qui sur le dossier et il n’y a pas la transparence et l’indépendance de la justice c’est le cas par exemple comme de la vache folle. Pourquoi n’a-t-on pas interdit les farines animales anglaises alors qu’elles Fêtaient déjà en Angleterre ? Pourquoi les a-t-on achetées à moitié prix pendant un an ? Pourquoi n’a-t-on pas interdit les abats alors qu’on savait que c’était les éléments les plus nocifs pour être contaminés par le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ? tout cela explique les difficulté pour un organisme paritaire d’assurer une bonne gestion.

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  • L’organisme paritaire est une institution composé d’un nombre égal de représentants de chaque partie.En ce qui concerne l’amiante, "de nombreux pays restent demandeurs de la substance, qui combine de très bonnes propriétés d’isolation et un faible coût. "Ce matériau est une aubaine pour les pays en voie d’industrialisation comme la Chine". Aussi, face aux enjeux sanitaires, les arguments économiques sont avancés.
    Exemples :
    ." L’argumentaire canadien n’a pas convaincu l’Organisation mondiale du commerce (OMC) qui a, en 2001, donné raison à la France et à l’Union européenne dans le contentieux qui les a opposées au Canada. Ce dernier a en effet tenté de prouver, sans succès, que l’interdiction française de 1997 était disproportionnée d’un point de vue commercial par rapport à l’objectif sanitaire souhaité. Malgré tout, l’argumentaire est écouté par les pays qui s’industrialisent, notamment les Asiatiques.
    "A ce jour, le nombre de pays ayant prohibé l’amiante ne pèse pas encore assez lourd pour qu’on obtienne une interdiction mondiale immédiate, estime-t-on au cabinet de Gérard Larcher. Le discours du ministre doit avant tout permettre de poser un jalon

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  • En effet, il semblerait que la composition paritaire du conseil d’administration de l’INRS ait été un frein à son impartialité :

    - ses membres travailleurs avaient peur que des décisions extrêmes comme l’interdiction de l’amiante portent préjudice à l’emploi ;

    - les membres de l’INRS du collège du patronat pouvaient avoir des conflits d’intérêt ;

    De plus, son financeur, la branche accidents et maladies professionnelles, devant l’ampleur du désastre, n’avait pas non plus intérêt à ce que toutes les victimes de l’amiante soient reconnues et indemnisées.

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  • Le domaine de l’amiante est un domaine assez compliqué dû à la diversité des produits contenant de l’amiante, aux différents types d’utilisateurs et aux différents modes d’exposition. C’est pour cela qu’il aurait été préférable d’aborder ce problème par filière pour pouvoir bien le gérer.
    La gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe dûe aux conflits d’intérêts entre l’employeur (qui défend l’idée de continuer à utiliser l’amiante avec un usage contrôlé !!), l’employé (qui subit une exposition professionnelle pas suffisamment sécurisée) et la collectivité (qui utilise des produits contenant de l’amiante et qui peut même vivre dans des bâtiments couverts d’amiante). Prenons quelques exemples qui montrent la variété du problème :
    D’abord, on trouve que les travailleurs dans les produits contenant de l’amiante ont subi moins de dommages que ceux qui travaillaient dans les bâtiments et qui sont exposés à plus de poussières d’amiante.
    Un autre exemple concerne les habitants de la Nouvelle Calédonie qui sont à proximité des roches de pö et qui vivent à l’intérieur des constructions amiantées. Cette population présente un risque beaucoup plus élevé de développer des cancers respiratoires que les autres popluations.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire dans le sens où la gestion d’un risque comme celui de l’amiante justifie le fait d’avoir une composition pluridisciplinaire (équipe à diverses compétences) qui éviterait une gestion à sens unique du dossier amiante. Ainsi on entendrait pas dire par exemple l’argumentaire qu’il si on interdisait l’amiante, ils n’avaient pas de produits de substitution ou encore la mise en avant de l’argument de manque de matériaux de substitution et d’empêcher la réflexion ou la prise de décision.

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  • Comme nous l’avons vu, l’amiante présentait une très large gamme d’utilisation dans des secteurs d’activité variés (batiment, filatures, construction navale, électro-ménager ...) et les problèmes sanitaires touchent donc des catégories très diverses de travailleurs (de l’extraction du minerai à son utilisation finale). On ne voit donc pas très bien comment le problème aurait pu être traité dans sa globalité par un seul et même organisme paritaire dans lequel toutes les filières concernées n’étaient pas forcément représentées.

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  • L’exposition à l’amiante peut être à des degrés différents selon les différents lieux usine, batiment ou dans l’environnement donc il est préférable qu’il y est une gestion par secteur.

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  • Le domaine de l’amiante est un domaine sensible qui ne se prête à la bonne gestion par un organisme paritaire : sensibilité liée à l’impact sanitaire et à l’enjeu économique important. En effet le contraste des enjeux se superpose à la divergence de l’intérêt des parties que sont les syndicats et le patronat. Ces divergences auront pour conséquences des blocages manifestes dans un climat de suspicion réciproque.
    La gestion d’autres problématiques telles le risque nucléaire, les risques liées aux produits phytosanitaires et aux produits pharmaceutiques sont également des exemples

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  • Les particularités du marché de l’amiante peut compatible avec la gestion paritaire.
    Le domaine de l’amiante ne se prête pas à une gestion par un organisme paritaire à cause des intérêts égoïstes économiques, certains pays refusent de signé des conventions internationales qui pourront entrainer des restrictions d’usages. C’est le cas du Canada qui trouve des prétextes basé sur le risque différentiel en fonction de la longueur des fibres pour, se soustraire à l’obligation de renoncer à la commercialisation du chrysotile, bien qu’un consensus international existe là dessus. Il en est de même pour le cas des pesticides où il y a eu des débats relatif au principe de précaution lié à sa commercialisation par certains pays. On comprend donc qu’il sera difficile de prendre une décision unanimement acceptée par toutes les parties car, les risques hypothétiques qui conduisent au principe de précaution constitue un alibi.

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  • La structure paritaire de l’INRS l’a empêché de prendre des positions fortes. L’amiante, qui a été massivement utilisée dans l’industrie et dans le bâtiment, touche particulièrement le contexte de l’emploi ouvrier. Face à la sécurité au travail, la préservation de l’emploi, surtout dans le contexte des années 80, a pesé dans la balance, particulièrement pour les syndicats.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car L’Union Européenne et les organisations onusiennes n’ont toujours pas réussi à insérer l’amiante chrysotile dans la liste de veille des échanges commerciaux internationaux qui contient déjà 39 substances dangereuses, dont toutes les autres formes d’amiante.

    « L’absence de décision sur la chrysotile est inquiétante pour beaucoup de pays en voie de développement qui ont besoin de protéger leurs citoyens contre les risques bien connus de cette substance dangereuse, a estimé Achim Steiner, le directeur exécutif du Pnue. Lors des discussions que nous allons mener pendant les deux prochaines années, les exportateurs devraient se sentir particulièrement responsables et aider les importateurs à utiliser la substance de manière sure. »

    Des pays comme le Canada avancent que la chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit d’un cancérogène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde. Actuellement, la chrysotile représente 94% de la production mondiale d’amiante. Seulement quatrième producteur mondial après la Russie, le Kazakhstan et la Chine, le Canada est le plus fervent défenseur de la substance. Et pour cause : il est le premier exportateur mondial avec 40% du marché.

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  • Le marché de l’amiante touche plusieurs secteurs (bâtiment, electro-menager…). Le risque sanitaire touche aussi bien les ouvriers producteurs que les utilisateurs ou les personnes environnant les usines productrices/zones polluées. Un organisme paritaire peut donc difficilement géré tout ces domaines objectivement. L’une des grandes différences entre ces secteurs est prouvé par la différence des risques encourus entre les ouvriers travaillant dans les bâtiments et ceux travaillant dans les produits. La différence de l’environnement est aussi montré dans le cas de la Nouvelle Caledonie où la population vit près des zones riches en pö et subit donc plus de dommage que les populations dans d’autre pays.

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  • D’un point de vue économique : l’amiante est facile à extraire et bon marché. Elle a donc été largement utilisée dans la construction et la composition de nombreux produits et matériaux. Aussi, l’usage massif de l’amiante a-t-il rendu impossible toute solution d’éradication radicale.
    — > Les intérêts économiques ont donc longtemps prévalu et la gestion paritaire a sans doute appuyé l’intérêt de l’utilisation contrôlée de l’amiante, plutôt que son interdiction, tout en minorant les risques pour les salariés exposés.

    On peut également noter que la médecine du travail, basée également sur une gestion paritaire a subi fin 2010, une réforme accentuant la prédominance de l’employeur : au sein des conseils d’administration des service de santé au travail, le président, qui a une voix prépondérante, ne peut être issu que des employeurs ; l’employeur peut également désigner dans l’entreprise des "salariés compétents" chargés de la prévention des risques
    — > Cela peut donc laisser présager une mise à mal de l’indépendance des médecins du travail, en les assujettissant davantage aux employeurs.

    La prévention des impacts des pesticides chez les agriculteurs, mais également des consommateurs, peut être un autre exemple du même type.

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  • La gestion paritaire dans un marché si délicat ne saurait bien fonctionner car les enjeux sont tout à fait différents. Les industriels défendent leur marché, donc leur profit, ferait tout pour étouffer toute tentative visant à éteindre leur source de profit.

    C’est en ce sens que le lobbyisme avait bien fonctionné pendant longtemps, freinant toute velléité de faire toute la lumière sur le caractère toxique de l’amiante.

    C’est le cas avec la CPA, le Comité permanent amiante créé par le directeur de l’INRS de l’époque, sous l’influence du lobby de l’amiante pour soi-disant améliorer la gestion de l’amiante ».

    Dans ce comité, se trouvait les industriels, les ministères du travail et de la santé, les syndicats.

    On demandait à l’INRS de voter des crédits pour participer à des congrès, pour faire fonctionner le CPA et surtout pour payer des frais de déplacement. En effet, le Comité permanent amiante était hébergé dans des locaux d’une société de communication payée par les industriels de l’amiante.

    C’était inconcevable d’avoir un secrétariat, une organisation qui dépende de l’argent de l’industrie pour faire fonctionner l’organisme informel qui allait se substituer, à la direction générale de la santé, qui n’en avait pas les moyens à l’époque : à la DGS, personne n’avait en charge le problème de l’amiante.

    Le Comité permanent amiante n’a, dans aucun de ses comptes rendus, posé la seule vraie question qui vaille, à savoir : « Peut-on se débarrasser de l’amiante ? Est-ce que les produits de substitution sont disponibles ? Quel est leur coût ? Quelle est leur sécurité ? ».

    Ce Comité permanent amiante a été un piège. Il a été manipulé par une industrie dont l’intérêt était de poursuivre l’usage d’un produit bon marché, dans une logique de production économiquement intéressante.

    Face à cette situation, les pouvoirs publics et l’administration qui avaient en charge la sécurité sanitaire n’ont pas été capables de mettre en place, à cette époque, des organismes qui auraient pu améliorer la gestion.

    Cette gestion paritaire Industriels / Responsables d’état ne pouvait que paralyser toutes les décisions visant à l’interdiction de l’amiante.
    .

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  • Amiante et gestion paritaire :
    Le système de gestion paritaire est un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. Le domaine de l’amiante est très large et il serait un peu difficile de laisser cette gestion à un seul organisme. Étant donné les différentes voies d’exposition (environnementale et professionnelle), il aurait été judicieux de scinder les actions ou les secteurs en charge de la gestion du problème et ce dans l’optique de mieux établir les causes, les conséquences et établir les dommages si possibles. Il se trouve par exemple que les travailleurs des usines (milieu professionnel) et les populations (exemple de la Tremolite de Pö) ne sont pas exposés de la même manière.
    Comme exemple, le cas du mésothéliome des populations de la Nouvelle Calédonie à proximité roches (avec des expositions d’environ 800 fois supérieures). On peut en outre citer le cas sur l’usine de concassage d’amiante en pleine zone résidentielle d’Aulnay-sous-bois et même celui des mines de la Haute Corse avec des affleurements naturels.

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  • la gestion de l’amiante ne peut pas faire par organisme paritaire, car ces derniers fonctionne sur la bases des subventions et des partenariat, ce qui limite leurs moyens d’actions.l’exemple de l’INRS dans le scandale de l’amiante en nouvelle Calédonie est patent : ils avaient pour mission non formalisée d’évaluer les risques sanitaires de l’exposition environnementale à l’amiante mais ils n’ont mené à bien cette mission car il n’avait pas les moyens de le faire. une meilleure gestion voudrait que ce soit un organisme indépendant pré financé pour conduire des recherches de ce genre, et qui pourrait intervenir à tout moment sur le terrain

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  • La gestion paritaire est effectuée par des organisations dont les représentants sont à la fois issus d’organisations patronales et d’organisations salariales, généralement à part égale mais souvent à influences inégales : dans le cas de l’amiante les industriels du secteur sont particulièrement bien placés pour faire pression sur les organismes et les politiques de par leurs poids économiques et la quantité d’emplois qu’ils représentent. Faciles pour eux d’expliquer qu’une interdiction de l’amiante fera inévitablement diminuer les emplois dans le secteur, éventuellement délocaliser les entreprises productrices et donc avoir un impact sociaux-économique particulièrement important.
    Compte tenu de ces pressions il n’est d’ailleurs pas rare de voir certaines organisations syndicales privilégier l’emploi face au danger.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car les risques sanitaires de l’amiante sont importants. La structure de recherche devra donc être indépendante pour produire des résultats fiables. Lorsque les patronats financent des structures sensée orienter les décideurs politiques, les résultats sont toujours biaisés notamment avec les risques sanitaires sous estimés. C’est le cas par exemple du Clorure de vinyle au Etats unis. Donc dans le cas de l’amiante, les risques sanitaires étaient sous évalués par l’INRS, ce qui a retardé les mesures publiques.

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  • La question de l’amiante est un véritable problème de santé publique comme en témoigne le processus que ce polluant à subit au niveau national dans certains pays et supranational.Le caractère paritaire de l’INRS la conduit à observer un comportement de mutisme, de démission par rapport à sa mission première qui est de faire des recherches et de publier les résultats. C’est aussi d’interpeller les décideurs par rapport à une situation d’une telle gravité. Malgré cette inertie, l’INRS a quand même enregistré des résultats, avec la production de plus de 360 documents/articles sur l’amiante et connaissent bien les dangers que courent les individus qui s’exposent. Ce qui dénote leur intention manifeste de ne pas agir. La morphologie de l’équipe (salarié et employeur) crée des enjeux forts et limite leur niveau de réaction au risque de voir les financements arrêtés.
    De telles structures ne doivent pas être prises en otage par des multinationales, potentielles bailleurs et qui influencent aussi sur les éventuels résultats des études et recherches. D’où la disparition de leur mandat social. Les pouvoirs publics doivent tout faire pour éviter ces genres dérapages/détournements.

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  • Le fonctionnement paritaire de l’INRS signifie que le conseil d’administration est composé de représentants du patronat et des salariés. Donc il y a une opposition en terme d’intérêts économiques entre eux (cf entreprises de BTP utilisant l’amiante versus salariés le « subissant »). Donc des points de vue opposés probablement. Des risques pour les patrons à voir s’alourdir
    leurs cotisations sociales si des études démontrant les risques professionnels de l’amiante sont avérés. Des risques sociaux, en terme d’emplois, pour les représentants des employés, à vouloir contester l’usage de l’amiante. Au final, les points de vue risquent de s’annuler et d’empêcher la prise de décision.

    On trouve d’ailleurs facilement en faisant une recherche sur google des questions du Sénat au ministère qui pose la question du renforcement de l’indépendance de l’INRS . Le ministère répond en particulier que l’INRS doit en effet développer un travail en réseau, notamment par voie de convention, avec l’ensemble des organismes d’expertise afin de participer à l’alerte des pouvoirs publics sur les sujets nécessitant une évolution de la gestion des risques. L’inspection générale préconise une véritable alternance des partenaires sociaux pour la présidence du conseil d’administration ainsi qu’une clarification des relations entre l’Etat et l’INRS…

    Au final, le domaine de l’amiante ne se prête pas à une gestion paritaire.
    De plus, dans le communiqué du Ministère, et le TD sur la Nouvelle Calédonie, on parle d’exposition environnementale, l’amiante étant présent à l’état naturel dans certains affleurements (Nelle Calédonie, Haute Corse pour le cas français). Un organisme paritaire qui s’inscrit dans un cadre d’exposition professionnelle ne serait alors pas concerné par l’exposition environnementale. Il vaudrait mieux une autorité d’experts indépendante, qui , dans l’idéal ait force de proposition réglementaire (et de police) comme aux Etats Unis pour l’EPA.

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  • Les états n’arrivent pas à s’entendre sur l’interdiction. Les représentants de 100 gouvernements n’ont pas pu se mettre d’accord lors d’une conférence sur la convention de Rotterdam, organisée fin 2006 par le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) et l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La décision a été reportée à la prochaine conférence qui aura lieu en 2008 [1].
    En plus les états producteurs comme le Canada avancent que la chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet (selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit d’un cancérogène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde).

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  • L’amiante est retrouvé dans plusieurs secteurs. Le marché de l’amiante fait marcher l’économie dont beaucoup de privés en tirent profits. L’exposition à l’amiante de son côté touche plusieurs personnes entre ceux qui travaillent dans les mines ou ceux qui sont dans les bâtiments.
    Un organisme paritaire a une difficulté à gérer une domaine complexe où les intérêts des privés jouent devant l’ampleur des risques au niveau de la population. Il s’agit d’une divergence d’intérêt.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à une bonne gestion par un organisme paritaire parce que d’abord les Etats ne s’entendent pas sur l’insertion de l’amiante chrysotile dans la liste de veille des échanges commerciaux internationaux. Les gouvernements ne s’étant pas mis d’accord lors de la conférence, sur la convention de Rotterdam, organisée par le PNUE et la FAO en fin 2006.
    Exemple du Canada, premier exportateur de ce produit avec 40%, qui avance que l’amiante chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé là où un consensus international sur le sujet dit que le produit est cancérigène et tue au moins 90000 personnes par an dans le monde.

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  • Un organisme paritaire est une institution composée d’un nombre égal de représentants des employeurs d’une part, des représentants des salariés d’autre part. Dans ce contexte, il est normal que le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un tel organisme. En effet, l’amiante a été utilisé dans de nombreux domaines de la construction, en raison notamment de ses propriétés de résistance au feu ou d’isolation phonique. Une entreprise par exemple, qui n’a pas trouvé un substitut efficace et efficient à l’amiante voudra toujours faire valoir ces intérêts en refusant de respecter la règlementation en vigueur en rapport avec l’amiante. Les salariés de leur côté vont œuvrer dans le sens de l’application de la règlementation surtout si elle va vers l’interdiction de l’utilisation de l’amiante parce qu’il y va de la protection de leur santé. Dans un organisme paritaire appelé à gérer le domaine de l’amiante on se trouve donc souvent devant des intérêts contradictions. En réalité la gestion du domaine de l’amiante devra être faite par un organisme publique qui permettra à la force publique de jouer sont dôle de régulation et de défense des intérêts de tous les acteurs sociaux.

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  • Le dossier de l’amiante renvoie à des faits anciens, demande des investigations très longues et très approfondies et ne s’intègre pas aux priorités immédiates de l’action publique d’aujourd’hui. Par ailleurs, le parquet - c’est sa faiblesse - est une structure à court rayon d’action. C’est un centre de triage qui n’est pas armé pour suivre les procédures de bout en bout, même si cela lui arrive quand la politique pénale est très forte dans un domaine particulier - affaires de stupéfiants, de travail clandestin ou en matière économique et financière.

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  • Les particularités du marché de l’amiante sont incompatible avec la gestion paritaire car bien que dans la plus part des pays, l’utilisation de l’amiante est interdite, certain état tel que la canada continu d’utilisé de l’amiante. Dans ce cas on constate que l’intérêt économique est privilégié au détriment de la santé des populations.

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  • Une periode de latence variable et trop long (10 a 40 ans), mode d’exposition par inhalation des fibres ou la taille des molecules en cause, ou il manque des methodologies de mesures d’exposition. Une autre particulite, possibilite d’attraper les fibres d’autre source outre que le lieu de travail (chantier a proximite, domicile...).

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  • Pendant plusieurs années l’amiante au regard de ses multiples qualités qui a été massivement utilisé mais s’est révélé hautement toxique.
    En effet, L’amiante a longtemps été considéré comme un matériau miracle, peu cher, et aux qualités exceptionnelles si bien qu’il se retrouve dans des milliers de produits à utilisation industrielle ou domestique.
    L’extraction d’amiante a commencé à se développer avec la découverte de grands gisements et sous l’impulsion de l’industrie textile. L’exploitation industrielle et commerciale n’a ensuite cessé d’augmenter. Faisant ainsi des économies pour les pays et les industriels et des victimes parmi les travailleurs et les populations exposées. De ces faits les intérêts des parties prenantes ne converger pas souvent toutes chose qui peut compliquer la gestion paritaire de l’amiante.
    La difficulté de la gestion paritaire réside plus dans la protection des intérêts des parties prenantes.
    Certains états comme le Canada, exportateurs d’amiante sont contre une gestion paritaires de l’amiante.
    Lorsqu’en 1999 elle avait interdit l’utilisation d’amiante sur tout le territoire européen à partir du 1er janvier 2005, la commission européenne avait accordé une dérogation jusqu’en janvier 2008 pour les installations d’électrolyse utilisées dans la production de chlore.
    Sous la pression des lobbies de l’amiante, la commission européenne se préparerait à autoriser durablement la mise sur le marché ou l’utilisation de produits contenant de l’amiante, dans le cadre des annexes au règlement européen Reach sur les substances chimiques.
    Ces derniers ont obtenu de la commission qu’elle revienne sur sa décision en autorisant en juillet 2007 l’utilisation et la mise sur le marché de produits contenant de l’amiante sans autre délai que « leur fin de vie utile ».

    Dans toute l’Europe, les associations de victimes et de lutte contre l’amiante se mobilisent
    Les associations à travers l’appel de Strasbourg condamnent la tentative de la Commission Européenne de poursuivre les importations d’amiante et d’autoriser la mise sur le marché et l’emploi d’articles contenant de l’amiante. Elles militent pour l’interdiction totale.
    Ces organisations appellent les parlementaires européens à résister au lobby de l’amiante et à défendre de façon cohérente le principe d’une interdiction de l’amiante en Europe comme dans le monde.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car tous les services impliqués dans la gestion des effets de l’amiante ne coordonnent pas souvent leurs interventions. Les actions ne font bien souvent pas l’objet de publications écrites qui pourraient servir de base aux stratégies de lutte contre l’amiante en milieu professionnel aux autres organismes qui interviennent dans ce domaine. Outre cela, les mesures de précaution tendant à réduire au strict maximum la contamination à l’amiante mises en place par certains organismes de mise en œuvre pour la protection de leur personnel, ne sont pas aussi documentées à grande échelle, chose qui pourrait bien enregistrée les critiques afin de corriger les gaps et d’améliorer les études de faisabilité.
    Exemples.
    Les contaminations touchaient les salariés utilisant l’amiante dans le cadre de leur activité professionnelle et non plus ceux qui la produisaient.
    Il existe, par ailleurs, des circonstances environnementales qui, malgré tout, pèsent d’un certain poids dans l’augmentation des contaminations. Ces circonstances sont cependant d’origine naturelle.
    La plupart des bâtiments publics qui ont été bâtis au cours de la décennie 1970 ont bénéficié d’un flocage à l’amiante. Le campus de Jussieu en constitue le meilleur exemple.

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  • Suite
    Action publique :
    L’action publique réalisée en 2005 n’a pas été efficace car elle n’a pas associé la population (parties prenantes) concernée aux différentes mesures arrêtées afin de rendre les stratégies de sensibilisation quant aux conséquences relatives à l’utilisation du pö.
    La Communication pour le Changement de Comportement (CCC) / IEC : Cette campagne d’information devait s’accompagner d’une éducation sanitaire préliminaire qui devait prendre associé l’ensemble des communautés villageoises dans le contrôle des facteurs de risque associés aux maladies respiratoires.
    En particulier le rôle du tabagisme doit être mis en avant et son contrôle doit être une priorité afin que les mesures de réduction de risque concernant l’exposition aux fibres de trémolite soient efficientes.
    Les mesures possibles préconisées pour améliorer la sécurité des populations s’articuleront autour des mesures relatives à la protection des populations utilisatrices du pö comme mesure de protection des habitations villageoises. Il serait donc important d’adopter des mesures correctrices de l’usage de la Trémolite ou pö soit par son remplacement par une autre matière soit par abandon de celle-ci.
    L’identification exhaustive des habitations recouvertes de pö constitue le préalable indispensable à la mise en œuvre de mesures de réduction d’exposition… . Du fait de l’absence d’expérience concernant les mesures de réduction de risque vis à vis d’une exposition aux fibres de trémolite, il n’existe pas à ce jour de solutions techniques efficaces connues concernant la décontamination des bâtiments, immédiatement transposables dans le contexte de la Nouvelle-Calédonie.
    Les différentes solutions existantes … devront être testées d’un point de vue de leur faisabilité par la mise en place des focus groupes ou des réunions à termes ou des groupes de paroles, mais aussi en terme d’efficacité quant à la réduction des niveaux de concentrations des fibres de trémolite à l’intérieur de l’habitat.
    L’étude de ces différentes solutions, de même que leur mise en œuvre ultérieure, doit s’appuyer au maximum sur les compétences et les ressources locales.
    Dépoussiérage des habitats contaminés à la Trémolite : Quelle que soit la solution qui sera adoptée, il apparaît indispensable de procéder dès maintenant au dépoussiérage complet interne des habitations. Cette première phase doit être confiée à un personnel formé et qualifié afin d’éviter le recours à des pratiques individuelles qui pourraient aboutir à l’opposé de l’effet recherché. Ce dépoussiérage des maisons pourrait, dans l’attente des expérimentations, s’accompagner du recouvrement des murs par de la peinture non polluantes ou écologiques. Etant donné les incertitudes actuelles sur la faisabilité et l’efficacité des différentes solutions possibles, la solution consistant à détruire l’habitat à risque doit être également envisagée. Outre le fait, que cette mesure constitue une solution définitive au risque d’exposition lié à l’habitat, elle ne présente pas de difficultés techniques majeures et son coût n’est pas forcément rédhibitoire.
    Au plan législatif : La législation actuelle imposant, sauf impossibilité technique, de décontaminer les bâtiments recouverts d’amiante avant leur destruction, cette décontamination pourrait alors reposer sur le procédé le plus simple à mettre en œuvre. En tout état de cause, cette solution nécessitera d’établir avec les populations concernées un consensus sur le type de reconstruction, et devrait être intégrée dans un programme de développement durable de l’habitat ».
    Au plan sanitaire, la mise en place d’un système passif de prise en charge médicale, consistant à répondre à la demande spontanée des patients, constitue dans l’immédiat la solution la plus appropriée. Une information des professionnels de santé concernant les problèmes de santé liés à une exposition aux fibres de trémolite doit donc être rapidement mise en place.
    Ce système permettra de répondre aux inquiétudes à venir de la population exposée, suscitées par les campagnes d’information et d’éducation sanitaire. Elle nécessite au préalable de définir des protocoles de prise en charge, tant sur le plan exploratoire que sur le plan thérapeutique, ce qui nécessite la mise en place d’une coordination entre les différents services de santé. De plus, une telle démarche est susceptible, par rapport à la situation actuelle, d’améliorer la précocité diagnostique des cancers respiratoires.
    Commentaire : Il sera donc nécessaire de rediscuter les protocoles actuels de prise en charge de ces patients. Concernant cet aspect, il revient aux spécialistes locaux d’organiser et de mettre en place une réflexion appropriée en collaboration avec les différentes équipes médicales ». En termes de bénéfice individuel attendu, les cancers respiratoires ne se prêtent pas actuellement à un dépistage systématique de la population. Cependant, d’un point de vue de santé publique, la réalisation d’une campagne de dépistage radiologique permettrait d’identifier les sujets présentant d’autres pathologies pulmonaires (tuberculose, bronchite chronique, emphysème etc.) pour lesquelles un dépistage précoce est utile, et d’orienter ainsi les personnes vers les structures de soins appropriées.
    Commentaire : le dépistage ne change rien à l’évolution de la bronchite chronique, pas plus que le traitement ; l’arrêt du tabac reste la mesure la plus efficace mais surtout, un tel dépistage permettrait d’estimer, dans cette population, la probabilité de cancer broncho-pulmonaire (et a fortiori de mésothéliome) dans la population.
    Il pourrait ainsi permettre d’identifier, au sein de la population exposée, une sous population présentant un risque élevé et de cibler l’éducation sanitaire auprès de ces sujets.
    Afin de connaître précisément les niveaux d’exposition aux fibres de trémolite des différentes sources d’émission mises en évidence en Nouvelle-Calédonie, il est indispensable de réaliser des campagnes de métrologie reposant sur un plan d’échantillonnage dans les différents milieux : prélèvements à l’intérieur de l’habitat en l’absence d’activités et lors d’activités quotidiennes normales, prélèvements ambiants extérieurs, etc

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  • Ceci peut s’expliquer par le fait que les représentants d’une centaine de gouvernements n’arrivent toujours pas à trouver un accord. Chaque pays défend ses propres intérêts commerciaux (exemple le canada, premier exportateur mondial avec 40% du marché.

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  • l’amiante est facile à extraire et il est un bon marché.La diversité des produits contenant de l’amiante, les différents types d ’utlisateurs et les différents modes d ’exposition complique le domaine de l ’amiante qui ne se prete pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car il y aura un conflit d’intéret entre l ’employeur qui défend l’idée de continuer à utiliser de l’amiante (intéret égoiste économique ) , l’employé qui subit une exposition professionnelle pas suffisamment securisée et la collectivité qui utilise des produits contenants de l’amiante et qui peut meme vivre dans des batiments couverts d’amiantes.
    Prenons quelques exemples : les travailleurs dans les batiments exposés à de poussiere d’amiante subissent plus de dommage que ceux qui travaillent dans les produits contenant de l’amiante ,aussi la différence de l’environnement montre aussi dans le cas de la nouvelle caledonie où la population vit prés du zone riche en po et subit plus de dommage que les populations des autres pays , de meme si on interdit l’utilisation de l’amiante ,il n ’y a pas de produits de substitution ,enfin certains pays refusent de signer des conventions internationales qui pourront entrainer des restrictions d ’usage .c’est le cas de canada

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  • Le domaine de l’amiante ne se prêtait pas à la bonne gestion par un organisme paritaire pour la simple raison qu’un organisme paritaire est cogéré par les syndicats et le patronat (dont les contributons financières sont de loin les plus importantes). Il faut rapeler que’à l’époque où l’on a commencé à se poser des questions concernant la dangerosité de l’amiante, ce produit était partout (exemple : dans la construction de bâtiments : exemple de l’université de Jussieu)et il permettait la création d’un nombre incalculable d’emplois. Les patrons et les syndicats avaient donc tout intéret à ne pas parler de ce qu’ils savaient à propos de l’amiante et à fermer les yeux sur la toxicité de ce produit afin de maintenir ces emplois liés à l’utilisation de l’amiante, mais surtout à maintenir leurs salaires ! Je pense que le scandale de l’amiante aurait pu être limiter voir éviter si le domaine de l’amiante avait été géré par un organisme indépendant vis-à-vis de l’Etat et surtout un organisme ou tous les secteurs dans lesquels on utilisait l’amiante (électro-ménager, bâtiment, ...) auraient été représentés, afin que la gestion de l’organisme soit compétente dans toutes ces filières.

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  • La gestion paritaire est composée des représentants des employeurs et des salariés, elle est marquée par un système de compromis. Dans ce système les syndicats sont généralement moins puissants que le patronat surtout en matière d’expertise. Et ces mêmes syndicats sont très souvent confrontés à la contradiction entre la sauvegarde de l’emploi et la santé des travailleurs. Dans le cas de l’amiante et l’INRS et la CPA ont des fonctionnements paritaires donc de concertation. Face aux énormes enjeux économiques que représente la production de l’amiante et qui est en même temps une menace de santé publique la gestion devrait aller à un organisme indépendant pour éviter tout lobbying, manipulation des résultats et de la communication de la part de ces industriels qui financent en plus le département accidents et maladies professionnelles.

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  • Comme expliqué dans la réponse à la question précédente, le domaine de l’amiante ne se prête pas à une bonne gestion paritaire car les enjeux économiques sont trop importants : il y a alors conflit d’intérêt entre la gestion impartiale et transparente (ici, la mission de de recherche et de sécurité au travail) du problème de l’amiante et les intérêts économiques de nombre des membres de l’organisme paritaire.

    Ceci peut se traduire par exemple par une "orientation" de la recherche, des pressions sur les chercheurs, une "sélection" des publications ...

    Un sujet dont les enjeux sanitaires sont si importants doit être sous la responsabilité d’un organisme (d’état), pour lequel l’indépendance de l’expertise est assurée.

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  • - De nombreux pays restent demandeurs de la substance qui combine de trés bonnes propriétés d’isolation et un faible coût. Ce matériau est une aubaine pour les pays en voie d’industrialisation comme la Chine.
    - Le nombre de pays ayant prohibé l’amiante ne pèse pas encore lourd pour qu’on obtienne une interdiction mondiale immédiate.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organe paritaire pour des raisons économiques et politiques.
    Exemple l’interdiction de l’amiante aura des conséquences négatives sur les entreprises et la comparaison de la dangérosité de l’amiante à celle d’une voiture selon Martine Aubry pour dire que c’est parce que l’amiante est dangereuse qu’il faut la supprimer.

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  • l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire est difficile, ce sont des investigations qui doivent remonter même antérieurement à 1977. Ce sont des investigations assez lourdes à effectuer notamment aux Archives nationales et dans les organismes et administrations concernées : la DGS, la direction du travail, l’INRS. Les affaires de santé publique que le pôle santé traite actuellement sont des affaires très anciennes comme l’amiante, Tchernobyl, qui date de 1986, l’hormone de croissance, de 1983 à 1985, et le sang contaminé, de 1983 à 1985. Un organismes paritaire ne pourra pas seuls evaluer les dommages et les indemnités associés à l’amiante.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire. En effet, la création d’un organisme paritaire suppose une gestion sur la base de consensus. Or dans le cas de l’amiante les parties présentes ont des intérêts divergents. La recherche de consensus sera influencée par le plus puissant. Exemple : les employeurs dans le but du maintien de leur bénéfice vont minimiser les risques liés à l’utilisation de l’amiante et influenceront ainsi tous les travaux sur les effets négatifs de l’amiante au nom de la recherche de consensus.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire parce que:un organisme géré paritairement, se trouve de fait dépendant dans ses orientations de recherche des options du patronat. Celui-ci se trouve ainsi juge, comme représentant du système d’assurance de risque accident du travail/maladie professionnelle, partie, comme pouvant être l’objet d’un alourdissement de ses cotisations dans le cadre d’une action du Gouvernement
    Exemple :sur la base de travaux de l’INRS, en grande partie responsable, puisque la persistance d’un haut niveau d’accidents du travail, de troubles et de maladies professionnels n’est pas sans lien avec les exigences patronales de rentabilité qui s’observent dans toutes les branches de l’industrie et du commerce.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car tous les services impliqués dans la gestion des effets de l’amiante ne coordonnent pas souvent leurs interventions. Les actions ne font bien souvent pas l’objet de publications écrites qui pourraient servir de base aux stratégies de lutte contre l’amiante en milieu professionnel aux autres organismes qui interviennent dans ce domaine. Outre cela, les mesures de précaution tendant à réduire au strict maximum la contamination à l’amiante mises en place par certains organismes de mise en œuvre pour la protection de leur personnel, ne sont pas aussi documentées à grande échelle, chose qui pourrait bien enregistrée les critiques afin de corriger les gaps et d’améliorer les études de faisabilité.
    Donnez des exemples.
    Les contaminations touchaient les salariés utilisant l’amiante dans le cadre de leur activité professionnelle et non plus ceux qui la produisaient.
    Il existe, par ailleurs, des circonstances environnementales qui, malgré tout, pèsent d’un certain poids dans l’augmentation des contaminations. Ces circonstances sont cependant d’origine naturelle.
    La plupart des bâtiments publics qui ont été bâtis au cours de la décennie 1970 ont bénéficié d’un flocage à l’amiante. Le campus de Jussieu en constitue le meilleur exemple.

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  • Il faut remarquer que dans le cas de l’amiante, il ne saurait exister une bonne gestion par un organisme paritaire, dans la mesure où un organisme paritaire est un organisme géré à la fois par les employeurs et les employés. Or, les sensibilités liées à l’impact sanitaire et aux enjeux économiques importants créent une divergence des intérêts des parties que sont les syndicats (employés) et le patronat (employeurs). Ces divergences auront pour conséquences des blocages manifestes dans un climat de suspicion réciproque.
    L’exemple que l’on peut donner au Sénégal est le cas des Industries chimiques du Sénégal, où les employés ont été pendant plusieurs années exposés à des produits toxiques alors qu’à la base une convention patronat syndicat liée les deux parties. Les employés se sont sentis trahis et sacrifiés par les employeurs.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car la gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe due non seulement aux conflits d’intérêts entre employeur et employé mais aussi du fait de l’existence de divers secteurs d’activité relatif à l’amiante. Par exemple, les travailleurs dans les bâtiments exposés à de poussière d’amiante subissent plus de dommage que ceux qui travaillent dans les produits contenant de l’amiante. Aussi, la diversité des produits contenant de l’amiante et la multiplicité d’utilisateurs ne concourent pas à une bonne gestion de l’amiante par un organisme paritaire. En plus, l’amiante se retrouve aussi en milieu naturelle et dans le cas du centre de la Nouvelle-Calédonie par exemple le taux de mésothéliomes est 500 fois supérieur à ce que l’on constate habituellement.

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  • La gestion paritaire dans un marché si délicat ne saurait bien fonctionner car les enjeux sont tout à fait différents.Elle semble être difficile et complexe devant les conflits d’intérêts entre l’employeur (qui défend l’idée de continuer à utiliser l’amiante avec un usage contrôlé ), l’employé (qui subit une exposition professionnelle non suffisamment sécurisée) et la collectivité (qui utilise des produits contenant de l’amiante et en qui vit également les effets consciemment ou inconsciemment). La structure de recherche devra donc être indépendante pour produire des résultats fiables

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  • Premièrement, l’exposition à l’amiante ne s’effectue pas uniquement dans le milieu professionnel. Les fortes expositions environnementales en Nouvelle-Calédonie ou en Haute-Corse relèvent de ce cas de figure. Par ailleurs, syndicats et patronats peuvent parfois trouver des intérêts communs à l’inaction, ce qui fut le cas dans les années 70 avec l’amiante. L’intervention de l’autorité publique pour assurer les missions de veille et de contrôle semble donc indispensable.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire :
    Cela veut dire que les avis et considérations pour la résolution des problèmes liés au choix de solution de l’amiante ne peut pas trouver de consensus entre les différents pays producteurs, consommateurs, représentant des associations et pays litant contre l’amiante sur plusieurs raisons dont les intérêts que tire chaque intervenant.
    En effet, à titre illustratif, la France et a tenté de prouver, sans succès, que l’interdiction française de 1997 était disproportionnée d’un point de vue commercial par rapport à l’objectif sanitaire souhaité. Malgré tout, l’argumentaire est écouté par les pays qui s’industrialisent, notamment les Asiatiques.
    Sur le plan pénal et civil en matière d’indemnisation : ces affaires ne pourraient pas prospérer au pénal puisque l’expertise pré-décisionnelle est en route grâce aux agences qui pratiquent ou pratiqueront le contradictoire,
    Pour l’indemnisation, il est difficile de trouver le lien de causalité entre les fautes et le dommage : la responsabilité médicale individuelle ou collective pour asseoir ce lien de causalité est difficile à prouver sur le fait que d’autres causes de cancer existent et que l’installation de la maladie est fiate sur une longue période d’exposition.
    Sur cet aspect de contradictoire, indépendance, surtout la transparence et la participation de la société civile devraient être mis en avant.
    Quelques exemples à ce sujet sont à donner comme celui de la vache folle : selon Mme Marie-Odile Bertella-Geffroy, juge d’instruction, Pourquoi n’a-t-on pas interdit les farines animales anglaises alors qu’elles Fêtaient déjà en Angleterre ? Pourquoi les a-t-on achetées à moitié prix pendant un an ? Pourquoi n’a-t-on pas interdit les abats alors qu’on savait que c’était les éléments les plus nocifs pour être contaminés par le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ?
    Toutes ces décisions ont pu être prises alors avec des lobbyistes comme conseil et en toute opacité. Je ne veux pas donner l’expertise judiciaire en exemple, mais son approche contradictoire, l’impartialité et la transparence constituent des atouts non négligeables. L’Europe dans ce cadre peut être une aide considérable. Nous sommes un pays un peu jacobin avec le monopole de l’Etat. On a commencé par des expertises très étatiques : le CEA, l’INSERM. L’expertise civile peut aussi s’appuyer sur le travail des associations et des fondations vraiment indépendantes de l’Etat. Cela permettrait d’avoir des avis contradictoires sur lesquels l’homme politique peut fonder.
    Voilà en quelques mots certains des exemples qui montrent que « Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire »

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  • Le Canada et d’autres sont parvenus par des subtilités à ne introduire la chystolite dans la liste d’interdiction de l’amiante et ses dérivés.Ils y’ eu désaccord entre l’UE et ses pays notamment le Canada et la chystolite continue à être commercialisée.

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  • Le cas de l’amiante ne peut pas être géré par un organisme paritaire (où les deux parties sont représentées, (ici producteurs d’amiante et malades) car on a un conflit d’intérêt. D’une part les fabricants essayent de minimiser le rôle de l’amiante dans la survenue des cancers et cela pour ne pas indemniser les victimes et d’autre part les malades veulent à tout prix incriminer les producteurs, sans preuves, pour leur soutirer de l’argent.

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  • Le problème de l’amiante est un problème relatif à la santé publique comme le dit le processus que ce polluant a pu suivre au national dans certains pays et au supranational.Le caractère paritaire de l’INRS la conduit à observer un comportement de mutisme, de resignation par rapport à ses missions premières relatives aux recherches et de publier ainsi les résultats. Les décideurs sont ainsi interpellés par rapport à une situation d’une telle gravité. Malgré cette passivité, l’INRS a quand même fait des résultats, avec la production de plus de plus de 360 documents/articles sur l’amiante et connaissent bien les dangers que courent les individus qui s’exposent. Ainsi, la morphologie de salariés et des employeurs crée des enjeux forts et parfois limite leur niveau de réaction au risque de voir l`arret des financements. Les multinationales ne doivent pas prendre en otage de pareilles structures et influencent aussi sur les éventuels résultats des études et recherches. Ainsi,la disparition de leur mandat social. ces genres dérapages/détournements doivent etre evités par les pouvoirs publics.

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  • Avant l’interdiction de l’amiante, les industriels défendaient l’idée qu’il était possible de faire un usage contrôlé et les organisations syndicales acceptaient ce type de compromis pour défendre l’emploi.

    Aujourd’ hui, après son interdiction, le contact avec l’amiante concerne les professions de « second oeuvre » dans le bâtiment, les personnels de maintenance et d’entretien des immeubles et les ouvriers chargés du confinement et du retrait de l’amiante, ainsi que la population générale pour des expositions involontaires (intérieur de bâtiments et naturels).

    Par conséquent, les représentants des industriels dans les associations paritaires n’ont plus d’intérêt direct sur la règlementation de l’amiante. En ce qui concerne les organisations syndicales, elles bénéficient de la catastrophe de l’amiante qui a conduit à la précaution par le renforcement des seuils d’exposition et aux indemnisations des malades.

    Il faut cependant noter que des conflits d’intérêt demeurent en Corse, ou le risque sanitaire en raison de la fréquentation touristique du Cap Corse et de la présence de deux plages de stériles semble préoccuper moins que les conséquences possibles sur le tourisme ou le développement économique de la région.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car les conflits d’intérêts sont inévitables. Le risque inhérent à l’utilisation de cette matière par ailleurs très pratique financièrement et industriellement ne sont pas compatible avec une gestion aux meilleurs coût.
    La recherche permettant de substituer l’amiante par une substance moins nocive ainsi que le changement des procédés utilisés coûte cher et prend du temps, les industriels n’étaient pas disposés à faire cet effort tant qu’un organisme indépendant ne les y oblige.

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  • Le système de gestion paritaire, est un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. Le paritarisme n’est pas une technique de gestion capable de mettre en place un espace de délibération et de mobilisation car deux interêts s’affrontent en permanence ; ceux du travail et ceux du Capital. De là on est face à un système voué à la recherche de compromis dans la gestion du risque professionnel conduisant inéluctablement à une impasse. Or dans le scandale de l’amiante, nous étions en présence de dangers sanitaires sur les lieux de travail qui pouvaient aisément être dissimulé par les industriels. Nous pensons que le contrôle des dangers sanitaires sur les lieux de travail doit être dévolu à l’Etat providence et non aux intêrets particuliers car le scandale de l’amiante est devenu par la suite une question de santé publique découlant d’une pollution environnementale. Ceci est illustré par les propos de M. Marcel Royez : « Il n’est pas possible d’être juge et partie. L’affaire de l’amiante l’illustre parfaitement. D’un côté, des industriels défendaient l’idée qu’il était possible de faire un usage contrôlé de l’amiante. [...] De l’autre côté, des organisations syndicales se pliaient à ce type de compromis pour défendre l’emploi. Il n’est pas possible de placer les travailleurs devant le dilemme du choix entre le cercueil et l’ANPE, c’est-à-dire travailler en risquant de mourir ou le chômage ».
    le dilemme des syndicats peut être compris dans ce cas de figure ce qui ne les a pas aidé dans l’appréhension du problème.

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  • Dans le cas de l’amiante et de la multiplicité des produits et des utilisateurs, il aurait été préférable d’avoir une vision par filière. Ainsi, les ouvriers de la manufacture des produits ont payé un moindre tribut que ceux du bâtiment pour qui il n’y a pas eu de mesures de protection. Un produit dangereux peut toujours se retrouver dans l’environnement général. L’exemple des habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé de développer un mésothéliome.

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  • Un organisme paritaire est un organisme cogéré par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. Ayant des intérêts diverses, les prises de décisions sont souvent bloquées. Les employeurs pensent à l’enjeu économique et les employés à l’enjeu sanitaire et social. Dans le cas de l’amiante, le système paritaire n’est pas adapté non seulement à cause du blocage des décisions vu l’ampleur des risques sanitaires encourus par les employés mais aussi parce qu’il y a une troisième partie concernée, la population. Elle est aussi exposée à l’amiante lors de son exploitation ou à l’intérieur des maisons dont les produits d’amiante ont été utilisés pour calorifuger les fours, les chaudières, les chauffe-eau, les équipements frigorifiques…

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  • Comme pour n’importe quel produit exploité au niveau industriel, il existe une pression politique considérable car il y a des enjeux économiques associés à la gestion des substances telle que l’amiante. Pendant que les décisions continuent à dépendre d’un organisme paritaire, la probabilité de désaccord au sein du conseil et plus que probable, cela empêche une prise de position officielle et met en doute la capacité des organismes à se prononcer sur de sujet d’intérêt public. Il y a donc une perte de temps, des moyens, de confiance publique, et en revanche une complexification des processus menant à une décision. Le cas le plus frappant et celui du Canada, malgré toutes les preuves scientifiques, les nombreux décès des travailleurs et la position mondial contre l’usage de l’amiante, ses gouvernantes continue à vouloir raviver les activités d’extraction et d’exportation de la substance.
    En Colombie, comme dans d’autres pays d’Amérique latine, la ligne qui sépare les décideurs des industriels et des scientifiques est très mince. Malgré l’approbation d’une loi en 1998 concernant l’utilisation de l’amiante, les industriels continuent à nier la dangerosité de la substance, tout en justifiant son interdiction en Europe et aux États-Unis par une supposé guerre industriel entre l’amiante et les nouvelles fibres synthétiques asiatiques !

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  • Il est à affirmer que la gestion paritaire dans le domaine de l’amiante est impossible suite aux intérêts parfois divergents. Plus généralement, le drame de l’amiante illustre aussi les limites, voire les contradictions de la gestion paritaire des dossiers de sécurité au travail, ainsi que l’a relevé M. Marcel Royez, à titre illustratif, « Il n’est pas possible d’être juge et partie. L’affaire de l’amiante l’illustre parfaitement. D’un côté, des industriels défendaient l’idée qu’il était possible de faire un usage contrôlé de l’amiante. [...] De l’autre côté, des organisations syndicales se pliaient à ce type de compromis pour défendre l’emploi. Il n’est pas possible de placer les travailleurs devant le dilemme du choix entre le cercueil et l’ANPE, c’est-à-dire travaillé en risquant de mourir ou le chômage ».
    Dans le même effet, pour parler des intérêts contradictoires, pour montrer la position de la France en 1977 , M. Serge Dufour, pour la CGT, a expliqué que la question de la responsabilité des organisations syndicales, qui participaient également aux réunions du CPA, devait être replacée dans un contexte de « chantage à l’emploi », qu’il a illustré avec l’anecdote suivante : « Mes camarades de Paray-le-Monial m’ont expliqué qu’en 1977, l’employeur leur a dit : « Vous avez raison, [l’amiante] est toxique, mais je vous donne le choix : on réunit le CE, les DP et le CHSCT et on délibère soit sur la décision de continuer à utiliser cette fibre, soit sur la décision d’en arrêter l’utilisation, auquel cas on ferme la boîte ! ».

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  • A cause de la rentabilité économique de l’exploitation, la commercialisation et de l’utilisation de l’amiante à travers le monde et l’établissement d’une causalité entre amiante et cancer du poumon, une gestion paritaire est extrêmes complexe dans ce cas comme tenue de la divergence d’intérêt entre travailleurs et industriels. Toutes fois, une restriction de la fabrication de l’amiante aura des répercutions socio économiques importantes sur des millions de travailleurs dans le secteur.
    C’est comme le cas du chlorure de vinyle et les polyesters dans les industries actuellement.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à une gestion par un organisme paritaire à cause des conflits d’interet entre patronat et employé et les enjeux economiques qui s’en suivent.
    l’état reste le garant face à certains conflits exemple des decision prises face à la vache folle :Pourquoi n’a-t-on pas interdit les farines animales anglaises alors qu’elles Fêtaient déjà en Angleterre ? Pourquoi les a-t-on achetées à moitié prix pendant un an ? Pourquoi n’a-t-on pas interdit les abats alors qu’on savait que c’était les éléments les plus nocifs pour être contaminés par le nouveau variant de la maladie de Creutzfeldt-Jakob ?

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  • Le marché de l’amiante est particulier puisque c’est un produit que l’on retrouve dans un très grand nombre de secteurs (bâtiment, industrie textile, automobile, construction navale, électro ménager,…). De plus la problématique de l’amiante se pose tout au long du cycle de vie du produit (fabrication, utilisation, maintenance, destruction). Il aurait été intéressant de gérer cette problématique par secteur d’activité et en tenant compte de cette notion de cycle de vie. Sous l’égide d’un organisme « frontière » (sur le mode de fonctionnement des AASQA par exemple) en charge de coordonner l’analyse et la gestion des plans d’action par secteur d’activité.

    Ex Plaques de Fibrociment :

    -  Fabrication de plaques de fibrociment (Industrie béton)
    -  Utilisation du bâtiment couvert en fibrociment (Salariés et/ou Population)
    -  Réparations des plaques (BTP)
    -  Changement des plaques / élimination (Filière Déchets)

    On se rend compte que pour un même produit (fibrociment), les filières concernées par la problématique amiante sont nombreuses et les réponses a apporter spécifiques à chaque branche.

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  • La gestion paritaire entre les représentants des employés et des employeurs dans le cas de l’amiante n’est pas la meilleure solution car il s’avère difficile de trouver un terrain de compromis favorable aux deux parties suite a la divergence d’opinions et des intérêts d’une part et la gravité de l’exposition d’autre part.

    Chaque partie se fait sa propre vision quant à l’utilisation de l’amiante .Si les employeurs évoque l’usage rationnel associé à des mesures de protection donc continuer à utiliser cette fibre, les travailleurs ne peuvent soulever les conditions d’exposition et les risques auxquels ils sont exposés par peur de perte de travail.

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  • Le système de gestion paritaire, est un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. la gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe due non seulement aux conflits d’intérêts entre employeur et employé (comme l’a relevé M. Marcel Royez, à titre illustratif, « Il n’est pas possible d’être juge et partie) mais aussi du fait de l’existence de divers secteurs d’activité relatif à l’amiante. Par exemple, les travailleurs dans les bâtiments exposés à de poussière d’amiante subissent plus de dommage que ceux qui travaillent dans les produits contenant de l’amiante.

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  • Étant donné que les activités de travail sont réparties par domaines, on trouve aussi que les intérêts sont divergents dans la mesure où l’amiante se prête à de multiples utilisations. il est indispensable de considérer les activités de chaque domaine et les intérêts y afférents pour établir des mesures de protection appropriées. Le compromis n’est pas toujours facile à obtenir lorsque l’on doit prendre des mesures de protection qui touchent les intérêts des uns et des autres. l’exemple est celui du Canada qui voulant protéger son marché d’une variété d’amiante avance que le chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet, où même l’OMS confirme qu’il s’agit d’un cancérigène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde
    les autres exemples que je peux donner concernent la Corse et la Nouvelle Calédonie où les populations sont habitant tout près de roches riches en amiantes sont excessivement exposés au point de développer des mésothéliomes (cancers du poumons et de la plèvre)

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  • Les particularités de marché de l’amiante ne sont pas compatibles avec la gestion paritaire car le problèmes de conflit d’intérêt va se poser.Les partenaires sociaux ne peuvent pas se préoccuper de l’évaluation des risques professionnels de l’amiante car leurs chiffres d’affaires est à base de production et de l’exploitation de l’amiante.Ceci explique pour quoi le canada refuse d’interdire l’utilisation de l’amiante car le Canada est grand producteur de l’amiante. Cette réalité est observée aussi dans l’industrie de tabac qui recrute les scientifiques pour faire des recherches dans la toxicité du tabac en émettant des conclusions orientées.

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  • La question de l’amiante est considérée sous plusieurs angles. En effet la contamination étant multisectorielle de par les implications dans l’environnement professionnel et dans celui de l’environnement dans l’habitat immédiat, sa gestion requiert la participation des différentes parties prenantes. Cependant, La mise en œuvre des mesures de gestion demande une implication des parties concernées par ce problème. Aussi, les différentes parties n’étant pas affectées au même degré, leur représentativité dans les différentes instances de gestions sera fonction du leur degré d’affectivité par la contamination à l’amiante. Il ressort de cela que, l’organisme de gestion de la question de la contamination par l’amiante ne peut être paritaire.

    Exemples :
    -  Les contaminations touchant les salariés qui utilisent l’amiante dans le cadre de leur activité professionnelle et non plus ceux qui la produisent.
    -  Les circonstances environnementales, notamment d’origine naturelle qui, malgré tout, pèsent d’un certain poids dans l’augmentation des contaminations.
    -  La plupart des bâtiments publics bâtis au cours de la décennie 1970 et qui ont bénéficié d’un flocage à l’amiante, notamment le campus de Jussieu qui en constitue le meilleur exemple.

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  • Le domaine de l’amiante ayant un enjeu important économique ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire. En effet, les influences des employeurs sur les employés concernant les résultats des recherches qui peuvent être « gênants » pour des intérêts économiques détournent l’impartialité de l’institut. Tel a été le cas pour les chercheurs de l’INRS qui se faisait réprimander sur la publication de certains résultats pouvant aller à l’encontre des intérêts des industries. Ainsi un organisme à gestion paritaire n’est pas adapté à l’impartialité nécessaire pour traiter un problème de santé publique avec un grand enjeu économique comme le cas de l’amiante.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car l’amiante entre dans de la multiples produits et concerne beaucoup d’utilisateurs. Les ouvriers des industries de fabrique de produits contenant de l’amiante sont mieux protégés par exemple que ceux du bâtiments avec la dégradation des matériaux responsables de l’émission de fibres courtes d’amiante. Aussi l’amiante est un produit dangereux qui peut se retrouver dans l’environnement général. il s’agit d’exposition environnementale à l’amiante chez les personnes riveraines d’anciens sites industriels et d’affleurements naturels, susceptibles de développer un mésothéliome.

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  • Etant données les considérations économiques de la substance, les entreprises, les scientifiques et la société civile ne s’accordent pas sur les mesures de limitation de son utilisation. Les Etats non plus ne s’accordent sur le retrait de cette substance sur le marché à cause des intérêts égoïstes. Cette situation d’intérêt contradictoire empêche l’attribution de la bonne gestion du domaine de l’amiante par un organisme paritaire.

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  • le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car il aurait été préférable d’avoir une vision par filière. Ainsi, les ouvriers de la manufacture des produits ont payé un moindre tribut que ceux du bâtiment pour qui il n’y a pas eu de mesures de protection.
    par exemple :
    les habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé (de 800 fois supérieur au taux de base) de de développer un mésothéliome.

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  • L’amiante ne se prete pas à une gestion paritaire car sa regulation ne peut dependre que du patronat et des syndicats qui n’ont pas forcement la securité des travailleurs comme priorité (le plus souvent il s’agit des benefices ou des emplois).
    DE plus le monde du travail est organisé par branches. Donc certains travailleurs ont eu accès à une protection plus importante que d’autres (BTP ou manufacture).
    Enfin, les produits dangereux ne sont pas uniquement present dans le milieu du travail. En effet, on les trouve aussi dans les milieux naturels (même dans le cas de l’amiante , l’exemple avec la Nouvelle-Calédonie).

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  • L’amiante présentait une très large gamme d’utilisation dans des secteurs d’activité variés (calorifugeages, flocage, batiment, filatures, construction navale, électro-ménager ..) et les problèmes sanitaires touchent donc des catégories très diverses de travailleurs (de l’extraction du minerai à son utilisation finale). On ne voit donc pas très bien comment le problème aurait pu être traité dans sa globalité par un seul et même organisme paritaire dans lequel toutes les filières concernées n’étaient pas forcément représentées (il aurait été préférable traiter le problème de l’amiante par filière). D’ailleurs, par manque des mesures de protection, les travailleurs dans les bâtiments exposés à de poussière d’amiante subissent plus de dommage que ceux qui travaillent dans les produits contenant de l’amiante.

    Il existe, par ailleurs, des circonstances environnementales qui, malgré tout, pèsent d’un certain poids dans l’augmentation des contaminations. Ces circonstances sont cependant d’origine naturelle. Il faut rappeler que certaines populations vivent dans des régions dont le sol contient de l’amiante, comme c’est le cas en Corse ou en Nouvelle-Calédonie. Dans certains de ces territoires, la situation en ce domaine est particulièrement critique (certains des cancers y survenant trouvent leur origine dans cette présence naturelle de l’amiante) le taux de mésothéliomes est 500 fois supérieur à ce que l’on constate habituellement. On peut en outre citer le cas sur l’usine de concassage d’amiante en pleine zone résidentielle d’Aulnay-sous-bois et même celui des mines de la Haute Corse avec des affleurements naturels.

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  • Dans le cas de l’amiante, la gestion par un organisme paritaire était une fausse bonne idée.
    En effet, en France, bien que statutairement composée de nombreuses représentation des parties prenantes, le CPA était surtout financé par les industriels.
    Par ailleurs, les représentations syndicales étaient surtout soucieuses de la préservation de l’emploi et donc au côté des industriels pour défendre l’usage de l’amiante.
    Compte tenu d’une demande toujours importante d’amiante au niveau international soutenue par des pays en voie de développement peu soucieux de problèmes sanitaires, les industriels majeurs du secteurs se donnent les moyens de maintenir leur secteur d’activité et n’hésite pas à faire du lobbying sur toutes les échelles notamment (ce qui a été le cas en France au CPA).

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  • Nous l’avons vu précédemment, la problématique de l’amiante ne se prête pas à une gestion par un organisme paritaire. En effet, il n’est pas possible « d’être juge et partie ». D’un coté, les industriels prônaient l’idée qu’il était possible de faire un bon usage contrôlé de l’amiante (ceci malgré sa dangerosité avérée), d’un autre côté, les organisations syndicales qui se pliaient à ce type de compromis dans un souci de défendre l’emploi.
    D’autre part, les qualités de l’amiante ont engendré à l’époque une utilisation massive dans une multitude de domaines.
    Plus de 3000 produits à utilisation industrielle ou domestique ont été ainsi fabriqués à base d’amiante :
    -  l’amiante brut utilisé pour l’isolation thermique en bourrage ou en flocage,
    -  l’amiante tissé utilisé également pour l’isolation thermique des canalisations, des câbles électriques…,
    -  l’amiante sous forme de plaques de papier ou carton, utilisé pour l’isolation thermique d’équipements chauffants, de faux-plafonds, de joints…
    -  l’amiante sous forme de feutre servait surtout à la filtration,
    -  l’amiante incorporé sous forme de poudre présent dans les colles, les enduits…
    -  l’amiante mélangé à du ciment utilisé pour fabriquer de multiples composés pour la construction : plaques ondulées, éléments de façade, gaines de ventilation, canalisations,
    -  l’amiante comme charge minérale incorporé à des peintures, des vernis, des mastics, des mousses d’isolations,
    -  l’amiante mélangé à des matières plastiques permettait de fabriquer des joints, des revêtements, des ustensiles ménagers, des garnitures de freins…,
    De très nombreuses industries ont donc massivement utilisé l’amiante, dans des domaines extrêmement variés comme le bâtiment, la construction navale, le textile, l’automobile, les matières plastiques, l’industrie alimentaire et pharmaceutique (produits de filtration des liquides)…
    Donc autant de domaines qui ne sont pas en faveur d’une gestion paritaire, puisque l’amiante intéresse à la fois ceux qui la produisaient (extraction ou transformation), ceux qui utilisaient ce matériau directement ou encore ceux qui intervenaient sur des matériaux contenant de l’amiante (soit une exposition para-professionnelle) ainsi qu’une exposition domestique. Toutes ces personnes ne sont pas exposées de la même façon et les risques ne sont donc pas les mêmes.
    Citons ici l’exemple en Nouvelle-Calédonie d’une exposition environnementale à des fibres minérales qui a provoqué un très grand nombre de mésothéliomes de la plèvre dans la population locale. Cette exposition aux fibres d’amiante s’effectuait à travers la pratique du badigeonnage des habitations par une substance blanche, appelée Pö (fabriquée à partir d’une roche trémolite, ou roche de type amiante). Il a été démontré que l’utilisation de cette substance augmentait fortement le risque de mésothéliome pleural (les niveaux d’exposition pouvaient dépasser de 800 à 7800 fois le seuil d’action proposé par le Comité Permanent Amiante).

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête effectivement pas à une bonne gestion de la part d’un organisme paritaire car cela signifie qu l’on met sur une même table à la fois les défenseurs des salariés (soit les syndicats) et les patrons. En principe cela doit permettre à la fois d’avoir un dialogue soacial et de prendre des décisions juste pout tous. Sauf que pour l’amiante le débat se réduit à prendre en compte la dangeurosité de l’amiante donc :
    - Protéger la santé publique ou
    - Protéger les intêrets économiques de l’industrie de l’amiante soit son profit.
    Ce qui est dilemmique.
    Le cas de l’INRS est assez représentatif, le CSS (Comité de Santé et Sécurité) ou encore l’ORST (l’Observatoire Régionale de la Santé au Travail).

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  • L’amiante se trouve dans multiples usage et figures ; ils se trouvent naturellement exposition environnementale à l’amiante. Il
    existe, au centre de la Nouvelle-Calédonie, une zone montagneuse. Il m’a été donné d’y relever des taux de mésothéliomes spectaculaires. Ils sont 500 fois supérieurs à ce que l’on constate habituellement. il existe dans tous les batiments construit durant la decennie de 1960 et 1970 et ils se trouvent dans l’industrie et les usines

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  • L’INRS est gérée par deux collèges qui sont composés à part égal de représentants d’employeurs et de représentants de salariés. Les employeurs voulaient vendre leurs produits tourner leurs usines, et les salariés souhaitaient garder leur travail. Ils vont donc tous les deux dans faire passer le commerce et les finances avant la sécurité au travail et la prévention de la santé dans le cas de l’amiante.

    Les priorités en matière de sécurité au travail étaient autres à l’époque : le plomb, brulures dans la sidérurgie… L’amiante permettaient de se protéger de la chaleur et a amené dans certaines régions une prospérité financière/d’emploi importante. Ceci vient en opposition, aux connaissances scientifiques du moment, qui démontraient déjà que l’amiante était toxique.

    De plus, l’expertise scientifique qui se doit d’être indépendante et ne doit pas être influencée, s’est vu réduire par des sanctions. En effet, certains chercheurs de l’INRS souhaitant publier les fruits de leurs recherches se sont vus sanctionnés par l’INRS.

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  • Organisme paritaire, l’INRS est administré par un Conseil d’Administration comprenant un collège employeurs et un collège salariés de 9 représentants chacun. Une telle structure pour une thématique telle que l’amiante ne peut aboutir à des avancées en matière de santé des professionnels. Les industriels d’une part peuvent adopter une position stratégique visant à reconnaître que l’amiante est cancérigène mais que son usage peut être contrôlé. Assurés que les représentants des employeurs veillent à la sécurité au travail, les représentants des employeurs peuvent se concentrer sur l’enjeu du maintien de leur emploi. Ainsi, on évacuait le sujet de fond et l’on s’assurait qu’il n’y aurait pas de remise en question majeure de l’existence de l’amiante puisqu’elle était sous contrôle et générait de l’emploi.

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  • le marché de l’amiante constitue un marché juteux et les problèmes de santé qu’il génère constitue un grand danger pour les employer. Une gestion paritaire contrôlé par le patronat fonctionnera contre les intérêts des employer donc des victimes. Dans le fonctionnement de cette gestion :
    - le patronat de les informations sur les enjeux économiques et sanitaires donc il va occulter ceux qui sont à l’encontre de ces intérêts,
    - le patronat peut corrompre les représentants des employer,
    - en cas de plainte le patronat se payer les services des meilleurs avocats.

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  • L’amiante en tant que matière première joue un rôle essentiel dans les économies des pays producteurs(Canada) dans le même temps elle représente un problème un problème de santé publique de par ces propriétés cancérigènes(10-20% des cancers de poumon) démontrées et confirmées par de nombreuses études (AFSSET),. Sachant que l’organisation d’un système de sécurité sanitaire doit reposer sur les principe d’évaluation, de précaution, d’impartialité et de transparence, sa gestion par un organisme paritaire génèrerait des conflits d’intérêt entre les différents acteurs. Dans le cas de l’amiante par exemple, l’INRS qui est sensé assuré la prévention des maladies professionnelles se trouve être financé par des partenaires sociaux dont le patronat.Ceci pose un problème d’indépendance. Le Comité permanent amiante (CPA) créé en 1982 réunissant des scientifiques, des fonctionnaires des ministères concernés, des représentants d’organismes publics comme, l’INRS et des syndicats a permis aux industriels d’avoir la caution des scientifiques et des pouvoirs publics pour la poursuite de l’exploitation de l’amiante malgré les alertes sur les risques y relatifs.

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  • La gestion paritaire regroupe les travailleurs représentés par les syndicats le Patronat et l’Etat. Elle n’a pas adaptée au marché de l’amiante pour les raisons suivantes : Les syndicats sont écartelés entre des objectifs contradictoires défense des emplois et celle de la santé des travailleurs. Ainsi, même en présence du risque, certains travailleurs ont opté pour le paiement de primes plutôt que de perdre leur emploi. Parfois, certains employeurs ont exercé un chantage à l’endroit des ouvriers, brandissant l’épouvantail de la fermeture de l’usine.

    Dans la gestion paritaire, il n’est pas possible d’être juge et partie. "Il n’est pas possible de placer les travailleurs devant le dilemme du choix entre le cercueil et l’ANPE, c’est à dire travailler en risquant de mourir ou le chômage".

    Très souvent,l’ Etat a des accointances et des interférences avec le Patronat. Dans le dossier de l’amiante, le dernier s’est progressivement attribué le monopole de l’expertise scientifique et a su profiter des carences des pouvoirs publics.

    Des divergences d’interprétation existent sur le rôle exact du CPA. Ainsi, le CPA a su convaincre certains scientifiques de se joindre à ses travaux et, ce faisant, lui fournir une caution scientifique tout en exploitant les incertitudes scientifiques.

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  • L’Institut National de Recherche et de Sécurité « INRS » c’est une association de type loi 1901, elle ne travaille pas sous la tutelle d’un ministère, INRS est gérée et financée par les employeurs et les syndicats (financement provient de la branche Accidents du travail et Maladies professionnelles de la sécurité sociale).INRS, seul organisme chargé de l’évaluation des risques professionnels jusqu’en 1998. Il s’agit donc d’une organisation très orientée sur les problématiques relatives au travail, sans doute plus dans ses aspects économiques (au vu du financement) que dans ses aspects sociaux et sanitaires. Dans ce cas la , on peut deviner le silence des syndicats : ils ont visiblement longtemps défendu l’usage de l’amiante au nom de la préservation de l’emploi.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire car l’Union Européenne et les organisations onusiennes n’ont pas réussi à inclure l’amiante chrysotile dans la liste des échanges commerciaux internationaux qui contient déjà 39 substances dangereuses, dont toutes les autres formes d’amiante.
    En plus de nombreux pays restent demandeurs de la substance. Aussi, face aux enjeux sanitaires, les arguments économiques sont avancés. Exemple des pays comme le Canada anancent que la chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit d’un cancérogène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde. Actuellement, la chrysotile représente 94% de la production mondiale d’amiante. Canada est le plus grand défenseur de la substance. Car il est le premier exportateur mondial avec 40% du marché.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire parce que:un organisme géré paritairement, se trouve de fait dépendant dans ses orientations de recherche des options du patronat. Celui-ci se trouve ainsi juge, comme représentant du système d’assurance de risque accident du travail/maladie professionnelle, partie, comme pouvant être l’objet d’un alourdissement de ses cotisations dans le cadre d’une action du Gouvernement Exemple :sur la base de travaux de l’INRS, en grande partie responsable, puisque la persistance d’un haut niveau d’accidents du travail, de troubles et de maladies professionnels n’est pas sans lien avec les exigences patronales de rentabilité qui s’observent dans toutes les branches de l’industrie et du commerce.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire à cause des intérêts des différentes parties. Les industriels vont opter pour l’utilisation de l’amiante, donc ne vont pas vouloir une restriction stricte de l’utilisation de l’amiante tandis que la société civile et les associations des défenseurs des victimes de l’amiante vont opter pour une politique plus stricte en matière de restriction de l’utilisation de l’amiante. A titre d’exemple, on peut citer le cas des pays comme le Canada qui avancent que la chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet.

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  • En effet, il serait difficile de gérer la question de l’amiante par un organisme paritaire, d’autant plus que il touche plusieurs corps de métiers des travaux miniers à la bijouterie, l’orfèvrerie en passant par les métiers de l’automobile, du bâtiment , de la métallurgie de la peinture, du vernis et même de la papeterie. De plus, il n’y a pas que les ouvriers manipulant directement ou indirectement l’amiante, car ce dernier peut se retrouver dans l’environnement ainsi, toutes les couches de populations se trouvent concernées.

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  • Dans le cas de conflit d’intérêt économique, souvent la balance tire vers la préservation des intérêts des parties prenants on négligeant par conséquences les effets et les risques engendré par le produit en question. Cet organisme et le comité crée par ceci dont le financement était entièrement dépendant des industries. Le comité comprendre aussi des délégués des principaux syndicats qu’intéressent principalement à la préservation de l’emploi. Donc les raisons sont réunies pour influencer les décisions de tel comité. C’est le cas de l’amiante et beaucoup d’autres substances et produits comme par exemple les biocides.

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  • Compte tenu des différents usages de l’amiante, on se rend bien compte que les impacts sanitaires n’ont pas été les mêmes chez les travailleurs de l’amiante et ceux exposés dans les bâtiments où l’amiante était utilisé comme isolant thermique. Les ouvriers de la manufacture ont payé le moindre tribut que ceux des bâtiments. La raison étant que les mesures de protection dans le domaine des bâtiment sont arrivées tardivement.

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  • La gestion paritaire d’une association telle-que l’INRS s’est démontrée inapplicable, pour plusieurs raisons :
    -  Les enjeux différents entre les acteurs participants : les industriels, les ouvriers, les pouvoir publics, les syndicats et les associations des travailleurs, les chercheurs.
    -  Le CPA a été manipulé par les lobbies industriels qui l’ont financé.
    -  Les travailleurs craignaient que le fait d’interdire l’amiante ait pu porter préjudice pour l’emploi.
    -  Les financements provenant des cotisations AT/MP auraient dû être aussi utilisés, en cas d’admission du réel risque de l’amiante, autant que indemnisation pour les victimes et cela aurait été très onéreux.
    -  Les conflits d’intérêt entre les différentes parties ont contribué à décaler la prise de décision.
    -  La non impartialité et le manque d’attribution des responsabilités qui dérivent de la gestion paritaire l’ont, donc, rendue inefficace.

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  • L’exposition de l’amiante n’est pas uniquement dans le milieu professionnel et encore moins en une seule et unique filière. En effet, vu la complexité des produits et la multitude d’utilisateur, et sachant que le monde du travail est sectorisé, il aurait fallu avoir une vision par secteurs d’activité.

    Une vision par secteurs dans lesquels l’amiante était utilisé aurait permis au ouvriers du bâtiments de bénéficier de moyens de protection ce qui ne fut pas le cas, contrairement aux ouvriers des usines de fabrication de l’amiante.

    il y a aussi des enjeux économiques, syndicats et patronat réussissent a trouver des intérêts commun dans l’inaction, ceci fut le cas en 1970 dans le cadre de l’amiante.

    Dans ces conditions, l’intervention de l’état, est de mise dans une mission de vieille sanitaire. Ceci et maintenant le cas depuis la création de l’INVS.

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  • L’organisme paritaire est géré à la fois par les employeurs et les employés (syndicat). Un tel mécanisme (paritarisme) conduit à un souci du consensus et une mission de respect des normes. Ce fait peu entraîner des blocages voire la dissimulation de certaines informations. Ici la particularité de l’amiante c’est l’enjeu économique, le marché de l’amiante engrange de nombreux bénéfices. L’exemple ici serait la composition paritaire du conseil d’administration de l’INRS qui aurait été un frein à son impartialité, car les employés préservaient leur emploi et ne voulaient prendre aucun risque quant aux décisions, et les financiers et les patrons avaient à craindre les indemnités à reverser aux employés exposés à l’amiante au cas où les recherches prouvaient sa toxicité.
    La plupart des décisions ont été prises sous la houlette des lobbyistes sans autre forme de commentaires. La mise en place de la CEA n’a pas non plus résolu le problème de l’opacité et de l’impartialité dans les décisions. Selon moi ce genre d’expertise devra être confié aux ONG et aux associations de la société civiles pour plus de pertinence. Car ces groupements n’étant pas sous l’influence de l’Etat, ils peuvent donner des avis contradictoires à ceux des hommes politiques. Ces exemples montrent que le domaine de l’amiante ne se prête pas à la gestion d’un organisme paritaire.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prêtait pas à la bonne gestion par un organisme paritaire pour la simple raison qu’un organisme paritaire est géré par les syndicats et le patronat. Il faut rappeler qu’à l’époque où l’on a commencé à se poser des questions concernant la dangerosité de l’amiante, ce produit était partout et il permettait la création d’un grand nombre d’emplois. Les patrons et les syndicats avaient donc tout intérêt à ne pas parler de ce qu’ils savaient à propos de l’amiante et à fermer les yeux sur la toxicité de ce produit afin de maintenir ces emplois liés à l’utilisation de l’amiante, mais surtout à maintenir leurs salaires.
    Je pense que le scandale de l’amiante aurait pu être évité si le domaine de l’amiante avait été géré par un organisme indépendant vis-à-vis de l’Etat qui, dans l’idéal aurait force de proposition réglementaire et de police comme aux Etats Unis pour l’EPA.

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  • Les populations concernées sont les travailleurs de l’amiante, les travailleurs du bâtiment (amenés à intervenir dans des bâtiments contenant de l’amiante), et de façon plus générale les populations qui ont été exposées à l’amiante. De surcroît, les priorités des entreprises en termes de sécurité au travail ont évolué dans le temps. Les travailleurs de l’amiante eux-mêmes n’ont pas toujours eu un comportement irréprochable face au risque. Certains travailleurs ne prenaient pas les précautions et ne respectaient pas les consignes de protection.
    Le drame de l’amiante illustre aussi les limites, voire les contradictions de la gestion paritaire des dossiers de sécurité au travail. Il faut noter qu’il n’est pas possible d’être juge et partie. L’affaire de l’amiante l’illustre parfaitement. D’un côté, des industriels défendaient l’idée qu’il était possible de faire un usage contrôlé de l’amiante. De l’autre côté, des organisations syndicales se pliaient à ce type de compromis pour défendre l’emploi. Il n’est pas possible de placer les travailleurs devant le dilemme du choix entre la mort et le chômage (c’est-à-dire travailler en risquant de mourir ou d’être en chômage).
    Un autre cas à souligner est celui de l’exposition à l’amiante environnemental. Professeur Marcel Goldberg avoue avoir identifié e un problème de contamination non professionnelle en Nouvelle Calédonie qui concernait l’exposition environnementale. Il a été révélé des taux de mésothéliomes spectaculaires, soit 500 fois supérieurs à ce que l’on constate habituellement. Bien que les pouvoirs publics soient saisis du cas, le problème n’est pas toujours résolu en totalité. Les anciens sites industriels d’exploitation ou de transformation de l’amiante et d’affleurements naturels doivent être décontaminés et les personnes malades prises en charge par les pouvoirs publics.

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  • la raison fondamentale pour laquelle le domaine de l’amiante ne se prete pas à cette gestion
    1. l’ingalité des organismes internationaux
    2. la difference les pays les pays du Nord- Sud.
    3. la forte industrialisation de certains pays.

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  • la gestion de l’amiante par un organisme paritaire est assez difficile car il n’existe pas d’unanimité quand au caractère nocif de cette matière entre les pays industrialisés (surtout pour les producteurs comme le Canada). Par contre, dans les pays "en voie de développement", l’amiante continue à être présenté comme une ressource naturelle irremplaçable. Il arrive souvent qu’un même groupe industriel, comme par exemple le groupe Eternit, diversifie sa production et se range sous la bannière du lobby pro-amiante au Brésil tout en développant des alternatives moins dangereuses en Europe. Or il est connu que la production de l’amiante et son transport nécessite une protection particulière des ouvriers ou toute autre personne devant effectuer sa manipulation.

    Comme exemple, on peut citer Chypre, ou Mc Connochie et al. (1987, 1989) mettaient en évidence 12 cas de mésothéliomes au cours d’une étude rétrospective, dont cinq étaient attribués à une exposition professionnelle (travailleurs dans une mine de chrysotile) et trois à une exposition para-professionnelle (épouses de travailleurs d’une mine d’amiante). Mais la découverte de fibres de trémolite dans les poumons de deux cas, dont l’un ne présentait aucun rapport avec la mine d’amiante, faisait rechercher et retrouver une contamination naturelle par la trémolite du gisement de chrysotile et de l’environnement géologique des villages, en particulier les enduits de badigeonnage des maisons.

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  • Les particularités du marché de l’amiante sont peu compatibles avec la gestion paritaire. D’une par, parce que les employeurs et les employés ne partagent pas les mêmes intérêts, les lobbies de l’industrie de l’amiante déploient tous leurs moyens pour détourner les recherches scientifiques et éviter les restrictions de l’amiante. D’autre part, par parce que l’effet de l’amiante ne touche pas seulement les salariés mais également les utilisateurs finaux et les populations proches de l’amiante.

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  • Pour des raisons purement économiques et stratégiques certains pays comme le Canada continu a défendre l’utilisation de l’amiante, il est donc difficile d’avoir une gestion paritaire du marché de l’amiante

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  • Le marché de l’amiante se destine à des fins industrielles à partir de la deuxième moitié du XX)s. Il s’agit alors de 3000 produits répartis sur différents secteurs d’activités : bâtiments, industrie, isolation, protection incendie. Les impacts sanitaires touchent aussi bien les travailleurs (producteur et utilisateur) que le grand public (bâtiment, exemple : Nouvelle Calédonie). Il s’agit donc d’un problème de santé publique transversale et nationale.

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  • Vu la complexité de l’amiante, il est difficile d’avoir une gestion paritaire sur le marché. Dans le cas de l’amiante, le patronat et les syndicats ont su exploité les incertitudes scientifiques afin de bénéficier les intérêts. Il aurait dû avoir une même protection entre les ouvriers de la fabrication des produits et ceux des ouvriers de « second œuvre » dans le bâtiment. Or c’était le cas contraire que seulement les ouvriers de la fabrication de l’amiante bénéficient des équipements.

    L’amiante est un minéral naturel, dangereux et présent dans l’environnement.
    Les habitants de la Nouvelle Calédonie et Haute Corse exposés aux trémolites riche en amiante, en sont exemple.Ces habitants (de la Nouvelle Calédonie) présentent un risque de développer un cancer de poumon et du mésothéliome.

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  • L’amiante a été utilisée en association avec d’autres matériaux (ciment, carton, plâtre, colle, peinture, résine...), pour la fabrication de nombreux produits de construction.De fait, il existe donc plusieurs filières qui sont peu compatibles avec la gestion paritaire, vu la complexité du marché de l’amiante !

    Il ne faut pas oublier que l’amiante se répand très facilement dans l’environnement(intérieur comme extérieur). En effet, il suffit par exemple de réaliser des travaux d’entretien dans un bâtiment contenant de l’amiante pour que celle-ci se disperse dans l’air ambiant exposant ainsi le personnel d’entretien...

    En Belgique, dans les années 90, l’amiante était associée aux matériaux de construction des infrastructures routières pouvant exposer les ouvriers....

    Bref, une multitude de filières qui rendent difficile une bonne gestion paritaire !

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  • Le drame de l’amiante illustre les limites voire les contradictions de la gestion paritaire (employeurs et syndicats) des dossiers de sécurité au travail. Ainsi, par exemple, les propos de M. Marcel Royez (Ancien Président de l’Association des accidentés de la vie) expliquent parfaitement cette contradiction : « Il n’est pas possible d’être juge et partie. L’affaire de l’amiante l’illustre parfaitement. D’un côté, des industriels défendaient l’idée qu’il était possible de faire un usage contrôlé de l’amiante. [...] De l’autre côté, des organisations syndicales se pliaient à ce type de compromis pour défendre l’emploi. Il n’est pas possible de placer les travailleurs devant le dilemme du choix entre le cercueil et l’ANPE, c’est-à-dire travailler en risquant de mourir ou le chômage ».

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  • L’amiante regroupe plusieurs substances qui sont dangereuses et elle ne se prête pas à une gestion paritaire surtout à cause des enjeux économiques. Un pays comme le Canada qui est connu pour son combat pour l’environnement n’a pas voulu que l’amiante chrysolite soit intégrée dans les 39 substances dangereuses à la réunion de Rotterdam et soutient que l’amiante chrysolite n’est pas dangereuse pour la santé. On peut citer plusieurs exemples où il des enjeux économiques tels que l’incident de Tchernobyl, le cas de la vache folle.

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  • L’organisme paritaire est une institution composée d’un nombre égal de représentants de chaque partie ; pour le cas qui nous concerne, il s’agit des représentants des employeurs et ceux des salariés réunis dans le cadre de l’INRS dont la mission était d’assurer la mission de l’évaluation des risques professionnels et son fonctionnement assuré par un conseil d’administration paritaire. Il est évident que la gestion de l’amiante ayant abouti à un scandale justifie déjà les limites d’un organisme paritaire dues par certains facteurs :
    • les blocages divers dans les activités de l’organisme paritaire provenant de l’absence d’équité et de démocratie en son sein et entrainant l’échec dans l’atteinte des objectifs : exemple du rôle de l’INRS qualifié d’ambigu parce que tiraillé entre sa mission de sécurité au travail et le souci de consensus entre les parties prenantes ; par l’absence d’indépendance et d’impartialité dans la prise des décisions (gestion exclusive par les employeurs).
    • l’inertie dans l’action de l’organisme due à l’absence d’initiatives pertinentes : exemple de l’absence d’initiative de l’INRS d’alerter formellement les pouvoirs publics des dangers de l’exposition à l’amiante, ce qui aurait permis la prise très tôt des mesures permettant la prévention, la réduction et le contrôle des expositions à l’amiante.

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  • Le cas de l’INRS (en prenant en compte l’absence aggravée d’organismes publics dans la gestion des risques de santé publique) est caractéristique de l’incongruité de la gestion paritaire dans ce cas. En effet, employeurs et employés ont pu être exposés à des objectifs, intérêts et problèmes différents. Les ouvriers par exemple risquaient au niveau de la santé énormément mais le manque d’information réelle sur les risques d’expositions, de prise en compte des seuils, a aussi contribué au fait que possiblement dans les premières années du décret et d’alerte sanitaire cette partie représentative n’ait pas eu à prendre position en contre d’une industrie florissante participant à l’essor économique du milieu. Dans le même temps les employeurs qui n’ont quasiment jamais été exposés aux risques connus de l’amiante (non plus d’ailleurs inquiétés dans la non application des différentes mesures correctrices et préventives obligatoires), n’avaient probablement pas intérêt à aller à l’encontre des investissements, dans la mesure où le gouvernement était selon les dires mêmes de M.Aubry « convaincu de prendre les bonnes mesures, en avance sur bien des pays europeens ». les conflits d’intérêts sont dans ces cas là un risque possible de la gestion paritaire.

    Cet exemple s’applique au début de la prise de conscience de la dimension de la catastrophe, mais aujourd’hui encore, ou il y a quelques années, en Haute Corse, au Canada, en Nouvelle Calédonie, l’implication de différents stakeholders (propriétaires de terrain exposés, exploitants, victimes, exportateurs, décideurs sont aussi impliqués dans la gestion de « l’utilisation mesurée » de l’amiante et dérivés,) peut contribuer à une action inappropriée face aux risques encore encourus.

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  • Le grand silence de la masse des scientifiques est le phénomène le plus notable. Il y a certainement une petite masse de « scientifiques stipendiés », au service de l’industrie et payée par elle. Mais la plupart des scientifiques « adoptent la prudence », et se gardent bien de toute prise de position inconsidérée qui leur feraient prendre des risques, dans un sens comme dans l’autre.

    - Si on en référe a la "polémique Séralini", que penses tu de ce genre d’arguments :
    « Après avoir étudié le document publié par l’EPA, le GT [groupe de travail] scientifique a émis les conclusions suivantes :
    « - les auteurs de ce rapport n’ont pas de notoriété et ne semblent pas disposer de compétences spécifiques dans le domaine de l’amiante ;
    « - la bibliographie n’est pas exhaustive ;
    « - cette étude ne fournit aucune donnée nouvelle ;
    « - les données utilisées dans le programme n’ont pas été discutées.
    « La corrélation entre des mesures issues de modèles très différents ne peut mener qu’à des incertitudes.

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  • Pour le cas de l’amiante, on parle d’un minéral dont la dangerosité a été observée ou du moins supposée depuis maintenant plus d’un siècle. Pourtant, les réglementations ainsi que les mesures de protection (port de masque, valeur limite) n’ont été imposés que très tardivement, et continuent à l’être encore (n’étant pas encore satisfaisantes). La raisons la plus probable à cela est le pouvoir du lobby industriel et son accès (vraisemblablement) aux sources décisionnelles et réglementaires. Ces lobby voient dans l’amiante, indépendamment de sa dangerosité, un produit industriel peu onéreux, très efficace et facile à acquérir (dans l’état actuel de la réglementation). A mon sens, la seule vraie raison (vraie : dans le terrain, indépendamment du point de vue de la recherche) de la présence actuelle sur le marché des industries de l’amiante sont les lobbyistes, leur premier souci étant gagner le plus. Et dans ce sens, dans le cas d’un organisme paritaire, le pouvoir étant équitablement réparti entre employés et employeurs, le bien-être des travailleurs auraient beaucoup plus de poids. Dans le cas comme celui de l’exposition à l’amiante dont les conséquences dommageable pour la santé ont été pour la plupart établis, le choix serait clairement de l’écarter.

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  • Un organisme paritaire est constitué de représentants de différentes structures en nombre égal et à décision équilibrée. Or le marché de l’amiante est très vaste par conséquent les intérêts sont divergents. Au vu de ces intérêts il sera difficile de s’accorder sur un consensus scientifique en ce qui concerne les seuils par exemple. Il faut donc une structure unique et étatique pour sa gestion en vue de garantir l’intérêt général des population pour une santé durable.

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  • Le marché de l’amiante touche plusieurs secteurs ainsi que différents utilisateurs , qui ne pourrait être géré efficacement par un organisme paritaire.Ceci en plus du fait que l’amiante peut être rencontré naturellement dans l’environnement comme à la Nouvelle Calédonie.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à une bonne gestion par un organisme paritaire car :

    • pour l’amiante la pathologie sont connues mais il est difficile de situer les responsabilités si on ne sait pas quand la personne a été contaminée sur le plan individuel ou collectif présente un lien de cause à effet avec les fautes constatées Certains experts ont très probablement contribué à nier le problème et cela pour plusieurs raison comme la très faible niveau d’information scientifique malgré leur effet universelle. Aussi, la commission rogatoire de l’amiante n’est même pas attribuée à un officier de police judiciaire (OPJ) depuis plusieurs mois, dans la mesure où celui qui en était chargé est devenu chef de service et ne fait plus de procédure.
    • L’état ainsi que les responsables des industries d’amiante ne voulait pas reconnaitre leurs responsabilités si des travailleurs présentaient des maladies cancérogènes suite à une exposition au travail. comme exemple nous pouvons citer l’absence de procès pénale dans une affaire d’amiante à Dunkerque car quatre victimes avaient déposé plainte devant le tribunal de Dunkerque contre trois entreprises à la suite de leur exposition professionnelle. la juge d’instruction avait rendu une ordonnance de non-lieu, la Cour de cassation a rejeté les pourvois formés contre cet arrêt, notamment en raison du fait que les parties civiles n’étaient pas habilitées à faire cette démarche selon l’article 575 du Code de procédure pénale qui stipule que seul le parquet est compétent pour former un pourvoi en cassation, les parties civiles ne pouvant le faire que dans des cas très exceptionnels

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  • L’amiante est utilisée par différents secteurs, par différents métiers et dans de produits différents avec des applications principalement dans le bâtiment ou l’industrie. La gestion paritaire suppose la représentation des différents acteurs (impliqués dans la chaine de production, de la distribution, de l’usage industriel, de l’usage domestique et les cas d’expositions accidentelles) du domaine de l’amiante dans cet organisme. Ces acteurs ne poursuivent pas les mêmes objectifs et n’ont pas les mêmes relations de cohabitations avec l’amiante. Ils ne pourront donc s’accorder sur des règles et principes communs à l’utilisation de l’amiante et de ses dérivés étant donné que les intérêts divergent. Une exposition accidentelle de la population n’aura pas les mêmes conséquences qu’une exposition industrielle des travailleurs ou une exposition domestique des habitants. Les mesures de précaution ne seront donc pas les mêmes pour tous les acteurs et par conséquent leur gestion ne peut se faire de façon paritaire.
    Selon le Professeur Marcel Goldberg, certaines populations vivent dans des régions dont le sol contient de l’amiante notamment en Corse ou en Nouvelle-Calédonie. La moitié des mésothéliomes qui surviennent à l’heure actuelle concerne les professions du BTP.

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  • En 2003, plus de 2 millions de tonnes d’amiante ont été produites dans le monde. Le marché de l’amiante est économiquement fort, il représente beaucoup d’emploi. Il est donc parfaitement inenvisageable que les industriels puissent être parties prenantes de l’évaluation sanitaire de l’amiante. Leur objectivité est clairement à remettre en cause.

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  • La gestion de l’amiante est complexe car ces impacts peuvent être très long et impliqués des structures très différentes. Par exemple, on aura pas la même gestion lorsqu’on traitera les ouvriers responsables de l’extraction, ceux qui installeront les matériaux transformés, ou encore ceux qui subiront les effets liés à la décomposition des matériaux. Il s’agit d’un matériaux qui s’est répandu très largement et on peut supposer que les potentiels gestionnaires seraient d’origines très diverses et qu’il en résulterait une gestion en fonction des intérêts de chacun. Un organisme de gestion , dans ce type de cas devrait être nécessairement indépendant des pressions liées au marché.

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  • à cause des intérêts particuliers. Il existent des différents lobbys. Les entreprises gagnent beaucoup avec la production de l’amiante.

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  • La gestion paritaire est composée d’un nombre égal de chaque partie (employeurs et salariés). Face aux enjeux sanitaires, les arguments économiques l’emportent. Vu la diversité des produits contenant de l’amiante, les différents types d’utilisateurs et les différents modes d’exposition il aurait été préférable d’aborder ce problème par filière pour pouvoir bien le gérer. La gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe dûe aux conflits d’intérêts entre l’employeur qui défend l’idée de continuer à utiliser l’amiante avec un usage contrôlé, l’employé qui subit une exposition professionnelle et la collectivité qui utilise des produits contenant de l’amiante et qui vit parfois dans des bâtiments ou des zones couverts d’amiante. Comme exemple, les habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé (800 fois supérieur au taux de base) de développer un mesotheliome.

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  • Comme pour le cas de l’INRS, dans un organisme paritaire certaines personnes peuvent être sujets à conflits d’intérêt est donc ralentir ou publier des études dont les résultats sont opposés à ceux trouvés par d’autres chercheurs lors d’étude plus objectives.

    Ainsi, cela ne permet pas d’avoir des résultats qui font l’unanimité mais qui sont très hétérogènes ralentissant l’action publique qui peut par exemple douter de la dangerosité de l’amiante.

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  • Le monde du travail est structuré par partie. Dans le cas de l’amiante et de la multiplicité des produits et des utilisateurs, il été mieux préférable d’avoir une vision par filière. Ainsi, les ouvriers de la manufacture des produits ont payé un moindre que ceux du bâtiment pour qui il n’y a pas eu de mesures de protection.

    Enfin un produit dangereux peut toujours se retrouver dans l’environnement général. L’exemple des habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé (de 800 fois supérieur au taux de prévu) de développer un mésothéliome. Un autre exemple du même type au sujet d’une usine de concassage de produits amiantés, en zone urbaine dense.

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  • Le monde du travail est organisé par branches. Dans le cas de l’amiante et de la multiplicité des produits et des utilisateurs, il aurait été préférable d’avoir une vision par filière. Ainsi, les ouvriers de la manufacture des produits ont payé un moindre tribut que ceux du bâtiment pour qui il n’y a pas eu de mesures de protection.
    Enfin un produit dangereux peut toujours se retrouver dans l’environnement général. L’exemple des habitants de Nouvelle Calédonie résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante présentent une risque très élevé (de 800 fois supérieur au taux de base) de de développer un mésothéliome. Un autre exemple du même type au sujet d’une usine de concassage de produits amiantés, en zone urbaine dense, sera présenté dans la troisième partie du DU.

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  • Le paritarisme, ou système de gestion paritaire, est un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs.
    L’amiante ne peut pas être efficacement géré par un organisme paritaire car des conflits d’intérêts économiques naissent entre les différents représentants. C’est le cas par exemple de l’INRS qui a sous-évalué les risques sanitaires de l’amiante afin de retarder l’adoption de mesures réglementaires visant son interdiction.

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  • L’amiante représente six matériaux fibreux. Ces fibres sont présentes à l’état naturel. L’amiante est notamment dans le bâtiment, pour la confection de vêtements de protection thermique, dans le textile, comme isolants ou emballages thermiques, électriques, …. Les caractéristiques de ces fibres ainsi que les diverses utilisations qui en sont faites sont des facteurs qui témoignent des enjeux économiques sur ce marché.
    La gestion paritaire ne saurait régir ce domaine dans la mesure où lorsque les employeurs, dont les intérêts financiers sont en jeu vont vouloir prendre une décision les favorisant, ils se trouveront face à l’opposition des salariés qui verraient peut-être les risques auxquels les décisions les exposeraient.
    De même si, à cause de l’exposition, les salariés souhaiteraient une amélioration des techniques et de la technologie pour réduire les expositions, les employeurs pourraient ne pas être favorables à cette idée du fait de ce que cela leur coûterait.

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  • L’organisation des activités des homes est un principe discriminatoire à l’égard de l’exposition. ainsi, certaines professionion seront plus exposées que d’autres. les moyens de protection utilize influançant aussi l’impact sur la santé. De façon générale, les exposition ne sont pas contenue d’avane et sont la plus part du temps multiples, issu de plusieurs sous activité et donc de produits. Les travailleurs des BTP de l’époques, utilisant les fibre d’amiante comme isolant ne réalisaient véritablement le risqué à ce moment.

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  • La gestion paritaire suppose une considération égale des représentants de chaque partie intéressée. Or le degré d’exposition à l’amiante varie d’une filière à une autre, ce domaine n’est donc pas en conformité avec la gestion paritaire. En effet, avec les mesures de gestion, les salariés qui manipulent l’amiante en étant protégés sont moins exposés que les travailleurs de BTP qui mettent les flocons d’amiante sur les bâtiments. Ces derniers n’ont bénéficié d’aucune protection. Une troisième situation beaucoup plus difficile est liée à l’exposition environnementale où l’amiante est présente dans la nature et provoque un grand risque d’exposition comme ce fut souligné en Nouvelle Calédonie.

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  • Un organisme paritaire se définit comme une institution composée un siège sociale (des employeurs, des salarisé) et par domaine de production. On pourrait mettre en parallèle à d’autres filières que la construction de bâtiment comme des établissements industriels dans d’autres pays sans aucune protection.
    L’exemple d’une usine de fabrication d’éléments de construction en amiante à coté d’une école et d’habitations situé en Ile de France est la conséquence de personnes contaminées par la dose à effet dans la durée ( enfants, habitants et anciens salariés de l’usine).

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  • Un organisme paritaire est une institution composée d’un nombre égal de représentants de chaque partie. Les intérêts économiques ont donc longtemps prévalu et la gestion paritaire a sans doute appuyé l’intérêt de l’utilisation contrôlée de l’amiante par les lobbies, plutôt que son interdiction, tout en minorant les risques pour les salariés exposés.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire du fait de sont intérêt économique, de la long période entre l’exposition et l’apparition de la maladie ou symptômes( 40 à 50 ans) ; le gabarie ou taille du fibre de l’amiante.
    Exemple : Le cas de la ventre de produit par la Canada des produit à contenant de l’amiante mais à fibre court.

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  • Le paritarisme, ou système de gestion paritaire, suppose que une cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. C’est les cas de l’INRS avec ses collèges des employés et des employeurs. Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion d’un tel organisme. En effet, un tel organisme ne se concentre que sur des expositions professionnelles, or comme l’a souligné le communiqué de presse du Ministre, il existe aussi une exposition de type environnemental qui n’est nullement professionnelle.
    Par ailleurs, même dans la catégorie professionnelle, dans le cas de l’amiante, on aurait plus visé la contribution des entreprises productrices alors que l’expérience a montré que les entreprises de construction (bâtiment), jugées comme utilisateurs, ont payé le plus lourds, y compris la population, avec l’exposition intérieure issue de la dégradation des matériaux.
    L’idéal est que la gestion de l’amiante soit confiée à un organisme publique qui tient en compte l’implication de toutes les parties prenantes et qui a un œil plus étendu sur toute la sphère du produit (de l’exploitation, à l’utilisation, voir les déchets en passant par la production).

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  • La gestion paritaire dans le domaine de l’amiante ne prête pas à une bonne gestion à cause des intérêts divergents. Les décisions seront prises dans la logique d’un consensus qui intègre toutes les parties et non dans l’intérêt supérieur de la santé des employés et des populations.

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  • L’INRS est un organisme paritaire qui est administré par un Conseil d’administration comprenant un collège employeurs (MEDEF, CGPME, UPA) et un collège salariés (organisations syndicales de salariés : CFDT, CFTC, CGC, CGT, CGT-FO) de 9 représentants chacun. Les statuts de l’INRS prévoient pour la présidence de l’Institut une alternance entre ces collèges employeurs et salariés tous les 2 ans.
    Comme de nombreux autres problèmes de santé au travail, le cas de l’amiante revêt de nombreux enjeux, historiquement et actuellement.
    D’un point de vue industriel, les lobbying ont à priori eu un rôle a joué dans la réglementation tardive de l’amiante, et cette stratégie s’exprime encore, nous l’avons vu dans ce TD, au travers du cas particulier des chrysotiles.
    On peut aisément imaginer, tant sur le point précis de l’amiante que sur la prévention au travail, que l’intérêt des employeurs ne se porte pas uniquement sur la préservation de la santé de ses employés et du grand public en général.
    D’un autre coté, les organisations syndicales ne sont certes pas représentatives de tous les employés, et connaissent également d’autres enjeux que celui de la santé au travail.
    Le principal point de vue manquant dans le conseil d’administration est celui de l’expertise médicale, dont le seul intérêt serait bien de préserver la santé des individus.

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  • L’amiante a plusieurs formes et plusieurs produits qui y sont issus. Une bonne gestion de ce produit par un organisme paritaire peut paraître difficile du fait par exemple de caractéristique de ce produit selon qu’il connaît plusieurs sources. Ce produit peut affecter une collectivité en absence d’une usine qui le produit.

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  • L’organisme paritaire est une institution composée d’un nombre égal de représentants de chaque partie. Ceci voudrait dire qu’une telle institution serait gérée à la fois par les employés et les travailleurs, ce qui rendra difficile la gestion la gestion d’une telle institution, tiraillée entre la recherche de consensus ou d’équité et la recherche du profit.

    Cette gestion paritaire pourrait donc conduire à une inertie totale et à un blocage, étant donné que les intérêts divergent fortement (employés et employeurs).

    L’enjeu de l’amiante est fortement financier. Le marché de l’amiante est un marché juteux pour des firmes qui n’avaient pas intérêt à voir s’arrêter la production de l’amiante.

    De manière générale, la gestion paritaire dans le cas de l’amiante créerait des divergences qui auront pour conséquences des blocages manifestes dans un climat de suspicion réciproque. La gestion d’autres problématiques toutes aussi préoccupantes à l’instar du risque nucléaire, des risques liés aux produits phytosanitaires et aux produits pharmaceutiques sont également des exemples de sujets sur lesquels il y aura difficilement consensus entre employeurs et employés.

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  • l’amiante qui se trouve dans l’environnement immédiat ne doit pas être géré comme un argent de poche car le risque à la longue est dévastateur, des exemples comme en Grande-Bretagne le lien entre le cancer et amiante a été vite établie et provoquer des mesures pour baisser son effet en diminuant ou interdisant son utilisation, aussi en Nouvelle Calédonie des populations résidant à proximité des mines une certaine exposition qui pourrait provoquer des mésothéliome

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire par il est financer par des partenaires sociaux. il apparait comme un organe privé. Dans le cas de l’amiante l’implication des organismes de l’Etat serait plus efficace

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  • Oui le marché de l’amiante et peu compatible avec la politique de la gestion paritaire telle qu’elle prévue dans le code du travail.
    En effet et concernant le cas des produits amiantés, il aurait été plus simple si les secteurs d’activités étaient organisés par filière et non branche par branche car les moyens de protection contre l’exposition à l’amiante sont disproportionnés d’une branche d’activité à une autre.
    A titre d’exemple, ceux du BTP ont été moins protégés que ceux des usines et de la métallurgie…..

    En plus et au delà de l’exposition dans les milieux professionnels, les fibres d’amiantes peuvent se retrouver aussi dans l’environnement et exposer ainsi la santé des riverains et du grand public mais là aussi, il y a des disparités en termes de protection contre les risques . De ce fait beaucoup de population résidant à proximité de mines et de roches riches en amiante ont été fortement exposées et donc avec risque élevé de développer des photologies graves comme les cancers comparé à habitants d’autres quartiers ou autres villes....

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire parce que si ces organismes sont transparents dans et impartiaux dans leurs expertises alors les sanctions pénales suivront et également les procédures de dédommagement également avec des conséquences lourdes financièrement et économiquement. Donc ils ne peuvent travailler à leurs propres pertes ou à se faire responsables des scandales aussi graves.
    Depuis le Canada travaille contre les efforts de l’Union Européenne dans le cas de l’amiante car ce pays en commercialise.

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  • Le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire.

    Par gestion paritaire on attend ,le nombre égal des représentants que ce soit chez le patronat et ou les employés.

    Pour le cas de l’usine œuvrant ds le domaine du texture par exemple ,chez l’employeur ce qui importe le plus c’est le lucre avec peu de dépenses tandis que chez le travailleur c’est le salaire mais aussi,avec la bonne santé ,bref,le cheval de bétail n’est pas le même.Avec comme conséquence les blocages dans certaines décisions à prendre car syndicat et patronat sont en perpétuel conflit .La gestion paritaire n’est pas alors adéquate .

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  • Comme indiqué ci-dessus, l’organisation paritaire constitue, dans le cas du conflit sur l’amiante, un évident conflit d’intérêt. D’un côté les salariés qui défendent leur santé et de l’autre des industriels qui ont pour objectif des intérêts économiques.
    La complexité réglementaire liée à la protection des contacts avec l’amiante est la diversité des publics pouvant être concernés par cette exposition (producteur, installateur dans des domaines très variés, occupants, étape au moment de l’élimination…).
    Les lobbyistes ont également joué un rôle non négligeable qu’on retrouve aujourd’hui sur des sujets comme les perturbateurs endocriniens, les ondes électro-magnétiques, les engrais et pesticides, les OGM …
    Ces vues à court terme satisfont le secteur privé en répondant à leur chantage économique (préserver l’emploi). En s’affranchissant de réglementations fermes, de lourdes conséquences pèsent sur l’économie publique. On différent la facture qui gonflera immanquablement : une décision prise immédiatement limitera les dégâts sanitaires, environnementaux, financiers qui ne manqueront pas de surgir un jour ou l’autre. Soit on réagit immédiatement et c’est le privé qui paie un peu, soit on attend et c’est l’État qui paie beaucoup, en confiant certaines des réparations au privé (laboratoire pharmaceutique, examen en libéral, complémentaire santé…).

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  • L’origine de la contamination par l’amiante en France est majoritairement représentée par l’exposition professionnelle. Les activités professionnelles de certains salariés les conduisent à manipuler des matériaux contenant de l’amiante. Au début des années 70, les risques de contamination étaient confinés au secteur de production de l’amiante. Puis le risque s’est déplacé pour toucher les salariés dans les secteurs utilisant l’amiante et non plus dans la production.
    La gestion paritaire étant un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs, sur le marché de l’amiante, c’est plus une répartition par secteur d’activité qu’une gestion paritaire qui doit prédominer.
    D’autre part, il existe des circonstances environnementales et des expositions dans l’environnement général intérieur qui pèsent d’un certain poids dans l’augmentation des contaminations, qui représentent un domaine extérieur au monde du travail et donc à la gestion employeurs-employés.

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  • Un organisme paritaire est en droit social un organisme dont les représentants sont composés d’un nombre égal d’employés et d’employeurs. L’INRS est un organisme paritaire dont la mission se focalise sur l’environnement professionnel. Or le problème de l’amiante est une question de santé publique qui déborde le cadre du seul milieu professionnel puisqu’il existe des risques importants pour les utilisateurs comme par exemple les habitants de logements isolés à l’amiante. Un deuxième problème vient du fait que les décisions à prendre dans le domaine de la santé, en lien avec les maladies chroniques et l’exposition à des substances dangereuses, ne peut pas être laissé à un organisme géré seulement par les partis impliqués. Un problème d’expertise se pose ainsi qu’un autre problème de conflit d’intérêts. Enfin, comme il a été abordé dans d’autres documents de ce cours, l’amiante est aussi trouvée dans la nature et à des doses suffisantes pour engendrer des problèmes sanitaires. La encore, le fait que l’amiante soit un problème relevant du domaine publique plutôt que professionnel uniquement, montre que la structure paritaire d’un organisme comme l’INRS est inadaptée pour une gestion aboutissant à des mesures efficientes.

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  • Le paritarisme est un mode de fonctionnement des organismes chargés de la protection sociale des salariés, selon le principe de la cogestion c’est-à-dire une participation active des salariés à la gestion de leur institution ou entreprise. C’est un mode de gestion où la direction et le personnel prennent ensemble les grandes décisions contrairement avec ce que l’on retrouve dans le domaine de l’ambiante. Dans l’affaire ambiante il y a un conflit d’intérêt économique et financier

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  • L’amiante est un produit efficace et peu coûteux, avec de nombreuses applications dans la construction et l’industrie (plus de 3000 produits). Il s’agit d’un marché important et fructueux.
    Un organisme paritaire n’est pas apte à gérer les problèmes liés à l’amiante en raison de la variété des domaines touchés, de la subjectivité des acteurs et de l’absence de prise en compte de l’exposition non professionnelle.
    L’exemple du Canada et de l’amiante chrysotile et la preuve une fois de plus que le marché économique est l’enjeu n°1.
    La Nouvelle Calédonie, les nombreux mésothéliomes détectés en raison d’une exposition environnementale à l’amiante et l’absence de mesure efficace illustrent la difficulté à traiter tous les aspects du domaine de l’amiante.

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  • La gestion paritaire pour un produit aussi dangereux que l’amiante est inacceptable car des conflits d’Intérêts peuvent aboutir à des blocages ou manques de transparence surtout que c’est un produit avec un enjeu financier important
    .

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  • Un produit comme l’amiante qui est utilisé dans divers métiers, un matériau utilisé dans la fabrication de plusieurs produits. La gestion paritaire est normalement incompatible vue la multiplicité des métiers auxquels on a affaire. De plus, ce produit étant utilisé dans le bâtiment peut se retrouver facilement dans l’environnement

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  • Mon explication est la suivante :

    Un organisme paritaire comme c’est le cas de lINRS est géré a la fois par des employeurs et des employés. Nous avons déjà abordé ce dilemme à la fin de la réponse à la question précédente.La structure se trouvait dans un dilemme entre la mission qu’elle a et l’entente qui devrait exister entre les employeurs et les employés. Ce type de guestion bloque certaines initiatives surtout les initiatives légales (cela constitue un frein à l’impartialité et l’independance de l’organisme) car les intérêts économiques étaient de taille (employes face a leur emploi. /Employeurs face aux bénéfices de cette activité) En ce qui concerne le cas de l’amiante ; Comment arrêter un marché qui rapporte beaucoup du point de vue économique ?

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  • Un organisme paritaire est une institution constituée d’un nombre égal de représentants de chaque partie.Il est formé d’un nombre égal de représentants des employeurs et de représentants des salariés.Le fonctionnement d’un tel organisme créé souvent des blocage au regard de la divergence des intérêts des deux parties.En outre, plusieurs acteurs interviennent dans le secteur de l’amiante, de son extraction à sa transformation en produits finis utilisables dans le bâtiment. Voilà pourquoi, le le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire.

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  • Un organisme paritaire est un organisme codirigé par les organisations patronales et les syndicats. Une telle institution est fortement confrontée aux soucis d’impartialité et de de consensus. Ce qui peut conduire à des conflits d’intérêts et donc à de l’inertie.
    De plus on peut se poser la question de savoir si les organisations patronales de chaque branche d’activités utilisant l’amiante sont toutes représentés au sein cet organisme paritaire qu’est l’INRS. En effet, compte tenu du risque de conflit d’intérêt au sein de l’organisme paritaire chaque branche gagnerait à y être représentée pour éviter le corporatisme préjudiciable à l’intérêt public.
    D’autre part, la société civile aussi mériterait d’être représentée au sein de cet organisme afin de faire valoir les intérêts des consommateurs, sujets passifs des effets de l’amiante qui est susceptible de se retrouver dans l’environnement général.

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  • Un organisme paritaire est un organisme codirigé par les organisations patronales et les syndicats. Une telle institution est fortement confrontée aux soucis d’impartialité et de de consensus. Ce qui peut conduire à des conflits d’intérêts et donc à de l’inertie.
    De plus on peut se poser la question de savoir si les organisations patronales de chaque branche d’activités utilisant l’amiante sont toutes représentés au sein cet organisme paritaire qu’est l’INRS. En effet, compte tenu du risque de conflit d’intérêt au sein de l’organisme paritaire chaque branche gagnerait à y être représentée pour éviter le corporatisme préjudiciable à l’intérêt public.
    D’autre part, la société civile aussi mériterait d’être représentée au sein de cet organisme afin de faire valoir les intérêts des consommateurs, sujets passifs des effets de l’amiante qui est susceptible de se retrouver dans l’environnement général.

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  • Les organismes paritaires peuvent être sujets à des conflits d’intérêts étant donnée l’enjeux économique et financier existant, car son financement dépend en grande partie du patronat et qui bien sur, défendra ses intérêts économiques au détriment des impacts possibles sur la santé des employés.

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  • Le paritarisme, ou système de gestion paritaire, est un principe consistant en la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des employés et des employeurs. On parle alors d’un organisme paritaire. Le domaine de l’amiante (mais aussi, par extension, de toutes les pathologies environnementales) se prête difficilement à ce type de gouvernance, les employés étant directement exposés au danger là où les employeurs pensent d’abord en terme de performance économique. Sans aller dans la caricature (gentil employé VS méchant employeur), on voit bien que la philosophie de travail et les objectifs ne sont pas les mêmes, de même que l’exposition aux dangers physiques. Des positions fortes, sans ambiguïté ni négociation perpétuelle, semblent donc impossibles. L’amiante, utilisée dans de nombreux secteurs (BTP en particulier) touche particulièrement l’emploi ouvrier. Face à la sécurité au travail et aux restrictions imposées, la préservation de l’emploi, même face aux dangers, a pesé dans la balance bénéfice/risque. On a le même cas de figure aujourd’hui avec le nucléaire par exemple, des cas de figure qui se sont élargies aux questions d’ordres écologiques (écologie vs économie), en y incluant la répercussion des pollutions sur l’environnement (et non plus seulement sur la santé es travailleurs).

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  • le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire parce que celui ci est déjà géré par les employeurs et employés. Ainsi, cela constitue déjà un obstacle, puisqu’il y aura un conflit d’intérêt entre employeur ( qui voudra continuer d’utiliser l’amiante mais de façon contrôlée) et employés( qui subissent l’exposition et ont besoin de protection).

    En plus, l’amiante est un produit extrêmement dangereux, présent dans l’atmosphère et dans de nombreux produits.

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  • La gestion d’un organisme paritaire aurait été préférable sur une vision par filière puisque chaque ouvrier ou employé est exposé à la substance de manière plus ou moins importante. Les plus exposés furent ceux du bâtiment qui n’avaient pas de protection.
    L’amiante est une matière peu onéreuse et bon marché. Nous pouvons prendre comme exemple les habitants de Nouvelle-Calédonie résidant à proximité de mines de roches en amiante, les ouvriers du bâtiment exposés à cette fibre lors de son utilisation, les autorités canadiennes n’ont pas convaincu l’OMC. Ils ont donné raison à la France et à l’UE sur le contentieux de l’interdiction française en 1997. Ceci fut suivi par des pays en voie de développement. Le cabinet Gérard Larcher estime qu’il faudrait une interdiction à l’échelle mondiale

    « L’absence de décision sur la chrysotile est inquiétante pour beaucoup de pays en voie de développement qui ont besoin de protéger leurs citoyens contre les risques bien connus de cette substance dangereuse , a estimé Achim Steiner, le directeur exécutif du Pnue. Lors des discussions que nous allons mener pendant les deux prochaines années, les exportateurs devraient se sentir particulièrement responsables et aider les importateurs à utiliser la substance de manière sûre. » Des pays comme le Canada avancent que la chrysotile n’est pas dangereuse pour la santé, malgré un consensus international sur le sujet. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), il s’agit d’un cancérogène qui tue au moins 90.000 personnes chaque année dans le monde.
    Ces différents exemples nous montrent que le consensus scientifique n’est pas nécessairement la garantie d’une protection de la population. Les politiques doivent prendre des décisions pour protéger une population exposée à un risque sanitaire. Cependant, l’aspect économique d’un pays et/ou l’influence du lobbysme peuvent interférer dans les prises de décision pour protéger une population. On le constate, des points de vue divergent entre le canada et la France ainsi que l’Union Européenne, malgré des donnés scientifiques sérieuses et des directives de l’OMS.

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  • En raison des principes réglementaires relatifs à la protection contre les produits de manufactures, les travailleurs de ce secteur sont mieux protégés que les employés du secteur des bâtiments.
    Le secteur de l`emploi est très hétéroclite vue son organisation spatio-temporelle si complexe. Il existe, en effet, une grande quantité de produits qui sont des dérivés de l`amiante Mg3Si2O5(OH)4 .
    L`amiante, étant que produit toxique, peut être disponible dans la nature. Nous pouvons penser à l`exemple de la Nouvelle-Calédonie dans l`Océan Pacifique et dans d`autres pays ou il peut bien y avoir des fuites, des contaminations des écosystèmes terrestres, lentiques ou lotiques par l`amiante en raison de son exploitation et/ou utilisation. Les travailleurs des usines (milieu professionnel) et les populations (exemple de la Tremolite de Pö) n`ont pas le même niveau d`exposition.
    Certains pays comme le Viêt Nam, les Philippines , l`Inde, le Pakistan et le Canada sont opposés à l`inscription de l`amiante chrysotile dans la liste des produits chimiques dangereux, toxiques établie par la Convention de Rotterdam lors de la réunion de Rome en octobre 2008.

    Pour la fédération Canadienne, ce n`est qu`en décembre 2016 dernier que le gouvernement a procédé à l`interdiction de « l’utilisation de l’amiante dans toute nouvelle construction au pays, son importation ainsi que son exportation ».

    Le système de gestion paritaire est un principe caractérisé par la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des patrons et des ouvriers (syndicats). Le domaine de l’amiante est très large et il serait un peu difficile de laisser cette gestion à un seul organisme. Étant donné les différentes voies d’exposition (environnementale et professionnelle), il aurait été judicieux de scinder les actions ou les secteurs en charge de la gestion du problème et ce dans l’optique de mieux établir les causes, les conséquences et établir les dommages si possibles.

    Enfin, quand les Employeurs délient les cordons de la bourse pour le financement des institutions devant procéder à l`orientation les décideurs politiques, les résultats sont généralement laissés surtout avec la sous-estimation voire même le déni des risques de santé publique. En guise d`exemple, c’est le cas du Chlorure de Vinyle au États-unis d`Amérique. Alors, pour le cas de l’amiante, les risques sanitaires étaient sous-évalués par l’INRS. Ce fait a pour conséquences le retardement des décisions publiques (des poliques publiques) et des cas de contaminations à l`amiante.

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  • En raison des principes réglementaires relatifs à la protection contre les produits de manufactures, les travailleurs de ce secteur sont mieux protégés que les employés du secteur des bâtiments.
    Le secteur de l`emploi est très hétéroclite vue son organisation spatio-temporelle si complexe. Il existe, en effet, une grande quantité de produits qui sont des dérivés de l`amiante Mg3Si2O5(OH)4 .
    L`amiante, étant que produit toxique, peut être disponible dans la nature. Nous pouvons penser à l`exemple de la Nouvelle-Calédonie dans l`Océan Pacifique et dans d`autres pays ou il peut bien y avoir des fuites, des contaminations des écosystèmes terrestres, lentiques ou lotiques par l`amiante en raison de son exploitation et/ou utilisation. Les travailleurs des usines (milieu professionnel) et les populations (exemple de la Tremolite de Pö) n`ont pas le même niveau d`exposition.
    Certains pays comme le Viêt Nam, les Philippines , l`Inde, le Pakistan et le Canada sont opposés à l`inscription de l`amiante chrysotile dans la liste des produits chimiques dangereux, toxiques établie par la Convention de Rotterdam lors de la réunion de Rome en octobre 2008.

    Pour la fédération Canadienne, ce n`est qu`en décembre 2016 dernier que le gouvernement a procédé à l`interdiction de « l’utilisation de l’amiante dans toute nouvelle construction au pays, son importation ainsi que son exportation ».

    Le système de gestion paritaire est un principe caractérisé par la cogestion d’un organisme par un nombre égal de représentants des patrons et des ouvriers (syndicats). Le domaine de l’amiante est très large et il serait un peu difficile de laisser cette gestion à un seul organisme. Étant donné les différentes voies d’exposition (environnementale et professionnelle), il aurait été judicieux de scinder les actions ou les secteurs en charge de la gestion du problème et ce dans l’optique de mieux établir les causes, les conséquences et établir les dommages si possibles.

    Enfin, quand les Employeurs délient les cordons de la bourse pour le financement des institutions devant procéder à l`orientation les décideurs politiques, les résultats sont généralement laissés surtout avec la sous-estimation voire même le déni des risques de santé publique. En guise d`exemple, c’est le cas du Chlorure de Vinyle au États-unis d`Amérique. Alors, pour le cas de l’amiante, les risques sanitaires étaient sous-évalués par l’INRS. Ce fait a pour conséquences le retardement des décisions publiques (des politiques publiques) et des cas de contaminations à l`amiante.

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  • Les risques sont toujours différents puisque tous les acteurs ne sont pas exposé à même niveau. De plus, les employeurs n’ont pas les mêmes intérêts avec les salaries. Ceci explique que la gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe dûe aux conflits d’intérêts entre l’employeur qui est plutôt pour la continuité à utiliser l’amiante avec un usage contrôlé, les employés qui subissent une exposition professionnelle et les collectivités qui utilisent des produits contenant de l’amiante et qui peut même vivre dans des bâtiments couverts d’amiante. Donc une gestion rationnelle de l’amiante devrait passer par une gestion appropriée de chaque acteur suivant leur mode d’exposition.

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  • Les risques sont toujours différents puisque tous les acteurs ne sont pas exposé à même niveau. De plus, les employeurs n’ont pas les mêmes intérêts avec les salaries. Ceci explique que la gestion paritaire de ce domaine semble être difficile et complexe dûe aux conflits d’intérêts entre l’employeur qui est plutôt pour la continuité à utiliser l’amiante avec un usage contrôlé, les employés qui subissent une exposition professionnelle et les collectivités qui utilisent des produits contenant de l’amiante et qui peut même vivre dans des bâtiments couverts d’amiante. Donc une gestion rationnelle de l’amiante devrait passer par une gestion appropriée de chaque acteur suivant leur mode d’exposition.

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  • En effet,le domaine de l’amiante ne se prête pas à la bonne gestion par un organisme paritaire à causes de ses particularités qui correspondent à :
    - Au retard raisonnable de la France à ce sujet ( la prise en compte de la connaissance en retard par la France de à ce sujet ; la toxicité de l’amiante) pour l’interdiction définitive de son usage .
    - Absence d’une forte alerte et la prévention de la transmission des maladies infectieuses.
    - L’INRS ,qui qui a la charge de l’évaluation des risques professionnels à un financement assuré par des fonds de la branche maladies professionnels et accidents du travail de la sécurité sociale.Son fonctionnement est assuré par un conseil d’administration qui est constitué selon les règles du paritarisme ce qui peut rendre letargique la prise de certaines conclusions ou décisions.

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  • Une gestion paritaire est confinee dans un domaine prive et cela peut etre grave si elle repond a des missions publiques, car il peut y avoir une pression financiere ou autre sur les chercheurs et un retard de diffusion des connaissances
    elle ne fepond qu a une seule mission donnee et donc peut s octroyer le droit de ne pas diffuser des informations qui mettent en peril des employes
    son financement prive peut etre tronque par les lobby industriels comme le CPA dont le directeur etait celui de l Inrs.
    Une gestion paritaire n oblige pas a une coordination avec les piuvoirs publics c est grave car ce sera pourtant bien aux piuvoirs publics de gerer financierement les couts et les ressources necessaires pour soigner et indemniser les 50 a 100000 cas de cancers a venir dus a l amiante
    la gestion paritaire peut retarder les bonnes mesures prises par l UE comme il a ete vu par le cpa avec les pressions des gros industriels
    la gestion paritaire par le manque de coordinagion avec tous les acteurs publics n aide pas a developper la conscience de la gravite du probleme et n aide pas a la priorisation des decisions politiques d ou des couts supplementaires imprevus et des personnes qui pendant ce temps souffrent
    le retard des connaissances scientifiques peut entrainer aussi des meconnaissances des problemes dus a l amiante dans l environnement et pas seulement pour les travailleurs comme dans les ecoles ou cases de populations defavorisees
    la gestion paritaire peut entrainer des clivages entre la sante et le travail alors que tout doit etre lie et coordonne avec des veilles pour pouvoirs agir le plus vite possible

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  • l’amiante est un minéral qui a des capacités d’isolation énorme seulement, il est à l’origine de discordance dans les milieux politiques plus précisément sur ses capacité de nuisance sanitaire.
    en effet l’amiante est composé de plusieurs variété il a été démontré que c’est un cancérigène avéré (effet sans seuil de dose) et pour cela a été exclu du marché européen ; mais certains pays la Russie le Canada pour ne cité que ces deux, refuse d’exclure ce minéral de leur exportation avec pour argument qu’une de ses variété ne constitue pas un danger pour la santé or même l’OMS reconnaît l’amiante comme nocive pour la santé c’est cette divergence de point de vu qui à mon sens serait à l’origine du manque de gestion paritaire par un organisme.

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  • La gestion par secteur d’activité est souhaitable pour l’amiante, on peut citer l’exemple des ouvriers qui travaillent sur les produits et ceux travaillant sur les bâtiments et l’exemple de Nouvelle Calédonie.

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