"CAP médian" versus "CAP moyen"_question 1_Alberini-Cropper-al_TD2

car le « consentement à payer médian » celui-ci est moins sujet aux valeurs extrêmes qu’un « consentement à payer moyen » (c’est une des caractéristique de la médiane par rapport aux moyennes, en statistique descriptive).

Ici, un « consentement à payer médian pour éviter un épisode de maladie d’une durée moyenne de 5,3 jours et de 2,2 symptômes [est] de 35,10 Euros » signifie que la moitié des personnes interrogées sont prêtes à payer cette somme, alors que l’autre moitié est prête à payer plus.

Le « consentement à payer moyen » prend en compte les valeurs extrême trouvées, sachant que dans une évaluation contingente, on trouve des CAP nuls (la personne ne veut rien payer, elle estime qu’elle doit être dédommagée de l’existence d’un risque pour santé », cf. réponse à la question 4 ci-dessus) ou des CAP infinis, ou la personne interrogée est prête à donner un maximum (qu’elle ne possède pas, et ne possèdera peut-être jamais) pour qu’on prenne des mesures visant à éviter l’occurrence du risque en question). Quand les valeurs extrêmes sont également partagées de chaque côté de la distribution, celle-ci est symétrique, la médiane est égale à la moyenne (propriété de statistique descriptive). Sinon, il y aura un étalement respectivement, selon les deux cas extrêmes précédemment envisagés, soit plus à droite (vers l’infini), soit plus à gauche (vers 0), ce qui fait que la moyenne n’est pas forcément très représentative de la distribution. Dans ce cas, il vaut mieux calculer la médiane, qui partage la population en deux parts égales, et évite ainsi de prendre en compte des réponses extrêmes.

pourquoi les auteurs préfèrent-ils évoquer un « consentement à payer médian », plutôt qu’un « consentement à payer moyen », comme cela est en général le cas dans la majorité des études ?

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