Pollution liée au trafic automobile

Une bonne partie des polluants réglementés trouvent leur origine dans la combustion des carburants fossiles. Classiquement, l’on distingue les sources fixes (industrie et résidentiel = chauffage domestique par exemple) des sources mobiles correspondant au trafic automobile.

Pour établir les parts respectives des différentes sources dans les émissions, polluant par polluant, les pays établissent des inventaires (voir le cours sur la surveillance de la qualité de l’air). Dans les pays d’Europe, ls proportions se sont modifiées considérablement, suite d’une part à une certaine désindustrialisation et d’autre part avec l’augmentation du trafic automobile, qui dans certaines régions atteint des records (cf. photo d’un axe routier de Pékin). En parallèle, les progrès technologiques considérables ont permis de limiter les émissions unitaires (exprimées par exemple par kilomètre parcouru).

Outre les caractéristiques moteur et le type de carburant, les émissions unitaires dépendent de multiples paramètres dont nous ne citons ici brièvement que quelques exemples :
- facteurs liés aux conditions de circulation ;
- facteurs liés à la route (p. ex. altitude et pente) ;
- facteurs climatiques ;
- facteurs liés au style de conduite.

Evidemment, à tout moment la composition du parc automobile joue sur les émissions de polluants (proportion de motorisation diesel, poids lourds versus véhicules légers, mais aussi taux de renouvellement de la flotte, les plus récents étant moins émetteurs). Ceci peut être essentiel dans les pays en voie de développement où d’une part l’âge et les spécifications des véhicules et de l’autre la qualité des carburants peuvent être des facteurs aggravants.

Les polluants émis par le trafic comprennent :
- Les particules en suspension (surtout les moteurs diesel) ;
- Les oxydes d’azote (toute combustion de carburants fossiles - industrie ou résidentiel compris) ;
- Le CO, en baisse avec les améliorations technologiques ;
- Les hydrocarbures aromatiques polycycliques ;
- Les COV comme le benzène.

Certaines évolutions récentes sont à noter. La contribution du trafic à la concentration du plomb atmosphérique a été considérable jusqu’à l’interdiction des additifs de l’essence, à la fin des années 90. D’un autre côté des métaux rares comme le palladium, utilisé dans les catalyseurs, ont connu une dissémination globale (retrouvés au niveau des pôles).

Comme le montre la deuxième figure, la modélisation des niveaux de pollution en NO2, confirmées par les mesures par capteurs pour l’agglomération parisienne, montre que les dépassements des objectifs de qualité se situent le long des axes importants de trafic, confirmant la part prépondérante des sources mobiles en situation urbaine.

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