Une vision plus large de l’interaction entre pollution et réchauffement climatique

Nous avons précédemment examiner les relations entre émissions de GES et polluants atmosphériques, en particulier dans la logique de l’action contre le changement climatique et l’amélioration de la qualité de l’air la qualité de l’air. Il est utile d’aborder aussi d’autres types d’interactions, plus complexes et parfois controversées, qui permettent de mieux cerner les liens entre les enjeux da la qualité de l’air et ceux plus globalement liés à l’état de l’environnement.

Plusieurs observations suggèrent que la présence de particules en suspension peut avoir un impact sur le climat. D’abord notons qu’à l’échelle planétaire, les aérosols d’origine naturelle, érosion (poussières sahariennes), volcaniques (particules, gaz et métaux), mais aussi d’autres à base de sel marin, sont prédominants. Pour autant, en fonction de leur teneur en carbone, leur comportement vis-à-vis du rayonnement solaire est différent. Les particules claires réfléchissent le rayonnement, les plus foncées (celles à base de carbone) l’absorbent.

Nous pouvons donc considéré que les aérosols modifient la capacité des nuages de réfléchir l’énergie solaire, altèrent la circulation atmosphérique, en bref, affectent le climat. Les particules de sulfate issues des éruptions volcaniques, comme celles du Pinatubo de 1991 a produit un net refroidissement pendant 2 ans. A l’inverse, l’absorption d’énergie par les particules foncées, conduit à un réchauffement local. Au total, les aérosols d’origine anthropique auraient, au cours du siècle dernier, absorbé jusqu’à 8% du rayonnement solaire [1] qui n’a pas ainsi atteint le niveau du sol, provoquant le phénomène d’atténuation solaire [2], réduisant de la sorte le phénomène de réchauffement. Bien entendu, les situations de smog urbain épais, observées dans les villes industrielles des pays développés, ne sont plus vraiment d’actualité, mais elles peuvent persister dans certaines agglomérations de grande taille de pays émergents.

Une autre interaction doit être prise en compte. Elle est illustrée sur la deuxième figure. Les aérosols à particules de suie rentrent dans la composition des nuages dits “bruns”. Les précipitations qui en sont issues sur les hautes montagnes d’Asie, ont un impact démontré sur la fonte des glaciers et seraient responsables de l’accentuation du réchauffement en altitude. Ceci montre la complexité des impacts environnementaux des émissions conjuguées de polluants et de GES, qui rejaillissent sur la préservation des ressources en eau du sud-est asiatique.

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Notes

[1Dans les zones les plus densément peuplées

[2Solar dimming en anglais

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